Les hauts et les bas d’un travailleur autonome

CLASSÉ DANS : Trucs Varia


  • En 1994, quand j’ai choisi de devenir travailleur autonome, je ne savais pas vraiment sur quelle route je m’embarquais. J’avais toujours rêvé ‘d’être à mon compte’, et ce, de façon récurrente. L’occasion s’est présentée, (c’est-à-dire quand j’ai eu les moyens ($$$) de faire la transition), j’ai sauté dans le train et je suis partie sur le chemin dont j’avais si souvent rêvé. C’est un choix de vie important que j’ai fait à ce moment là.  J’ai quitté Ottawa pour venir vivre à Montréal pour commencer ma nouvelle vie. Bref, je vous épargne les détails, ce n’est pas l’objet de cet article.

    Beaucoup de gens au fil des ans m’ont avoué qu’ils m’enviaient mon statut, ‘Ah! tu dois avoir toute la liberté du monde en étant ton propre boss. » Ou encore, ‘ça doit être le fun de pouvoir faire les heures que tu veux!’ Un dernier pour les fins de la cause: ‘Ah! les consultants, on le sait tous, ça fait beaucoup d’argent. » Aucun de ces énoncés n’est vrai dans les faits, surtout pas les premières années.

    Dans un premier temps, un client, c’est comme un boss. On est redevable à nos clients. Faut les servir, faut livrer la marchandise (bonne humeur et rapidité d’exécution souvent requises). Deuxièmement, à son compte, il faut être disponible (sans restriction bien des fois) pour nos clients. On peut donc se retrouver avec plusieurs projets à réaliser en même temps, ce qui peut vouloir dire des weekend de travail, des soirées consacrées à la tâche. Oui, on a une marge de manoeuvre, mais pas tout le temps.

    Et dernièrement, oui certains consultants font beaucoup d’argent, mais pas tous. On ne peut pas tous aller chercher 250$heure, ce n’est pas vrai. Donc les sous, on en veut, mais ce n’est pas le facteur principal derrière la décision de devenir travailleur autonome. Oui, on peut/veut bien gagner sa vie de façon honorable, mais certaines entreprises offrent d’excellentes situations professionnelles aussi. On choisit d’être travailleur autonome, parce qu’on a ou on n’a pas le profil. Un point c’est tout.  Il y a des avantages et des inconvénients que l’on soit salarié ou travailleur autonome, rien n’est parfait!

    Si vous envisagez devenir travailleur autonome, je vous suggère de  répondre honnêtement à trois questions?  1. Insécurité financière: Est-ce que je peux vivre avec l’insécurité financière?  2. Vente: Est-ce que j’ai les qualités requises pour trouver des clients (et envie de le faire)?  3. Flexibilité: Est-ce que je suis capable de m’adapter à toutes sortes d’environnement?  Si vous répondez oui à ces trois questions, vous avez les qualités essentielles. (Je prends pour acquis que vous avez certaines compétences évidemment.)

    Ces questions sont cruciales car si vous répondez non à l’une d’entre elles, vous allez souffrir. Après avoir connu plein de travailleurs autonomes, ce sont les deux premières situations les plus angoissantes pour bon nombre.  La question de la sécurité financière se gère relativement facilement: toujours avoir des sous de côté pour pouvoir vivre de 3 à 6 mois et avoir une assurance invalidité en cas de maladie. Autre point, ne dépensez jamais l’argent avant de l’avoir reçu. Des contrats, ça peut se terminer plus vite que prévu! Les entreprises annulent souvent des projets pour toutes sortes de raisons, dont les restructurations qui sont si fréquentes. Dépenser les sous avant de les avoir peut s’avérer une erreur coûteuse!

    Le deuxième point: vendre ses services. Combien de gens (avocats, web-designer, planificateur financier, comptable, et la liste continue), ai-je pu rencontrer au fil des ans qui étaient super compétents dans leur domaine, mais essentiellement nuls en affaires. Incapables de se trouver des clients, ils ne sortent pas, ne font pas d’appel, ne font pas de prospection.  Cette situation se règle par la discipline. Il faut prévoir à son agenda de façon continue et régulière des rencontres avec des contacts (clients et prospects), même quand on a plein de travail. Il faut que les gens connaissent ce que vous faites, ou vous êtes rendus et quand vous êtes disponibles. Pour ma part, j’ai toujours prévu des lunchs, des appels, des petits courriels de salutations à toutes les semaines à cette fin. C’est exigeant, et plus particulièrement quand on est occupé. Lorsqu’on est super occupé, la dernière chose que l’on a parfois envie de faire, c’est du réseautage. Mais il le faut.

    La flexibilité, c’est plus vague comme problématique car on le découvre souvent une fois arrivée sur place. Suis-je capable de bien travailler, de bien communiquer avec les gens qui me sont désignés pour les fins du projets ou autre? Ai-je envie d’apprendre des choses nouvelles et de mettre le temps de côté pour le faire? Ai-je envie de travailler de telle ou de telle façon. La solution, c’est nous qui l’avons et elle est très personnelle selon qui on est.

    Enfin, j’avais envie de partager ces propos car ma première job, ce n’est pas d’être consultante en marketing, c’est d’être travailleur autonome. Il faut que je me trouve des clients, des mandats, des projets avant de pouvoir agir en tant que consultante. C’est ma première responsabilité et cela est la job du travailleur autonome. Le consultant, lui il donne des conseils, réalise des projets ou mandats. Ce n’est pas pareil.

    Je n’ai jamais regretté mon choix de vie, ma décision de devenir travailleur autonome. Il m’est arrivé d’être soumis à la tentation de prendre un poste au sein de compagnies qui avaient des projets intéressants ou des équipes de travail avec j’aimerais travailler. Mais la vie à fait en sorte que je garde mon chapeau de travailleur autonome. C’est bien simple, jusqu’à maintenant, ça été la meilleure façon pour moi de m’actualiser, de continuer de progresser dans le travail comme dans la vie.  Bon courage à tous ceux qui veulent franchir l’étape de transition.

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    30 commentaires

    1. Le 14 octobre 2009 Maurice Chiasson a dit... #

      Bonjour Micheline,

      Très bon texte ! Tu as très bien résumé la vie d’un travailleur autonome. Je suis revenu à ce statut, comme tu le sais, depuis le 5 juin dernier.

      J’ai particulièrement aimé quand tu abordes les questions à se poser avant de partir à son compte et l’importance de faire du réseautage continu. D’ailleurs, ton blogue me semble un excellemt moyen pour réseauter. Je t’avoue que je m’y connais peu … c’est par contre une « bête » qui me semble très intéressante …

      À très bientôt,

      Maurice

      Note : Merci pour le nom de l’entreprise en environnement que tu m’as envoyé. Belle entreprise …

      • Le 14 octobre 2009 Micheline Bourque a dit... #

        Merci Maurice de ta visite et d’avoir pris le temps de lire mon article. Tu vois tu as bien compris comment ça marche un blog! Je pense que tu as le profil du bloggeur. Fais attention, tu vas peut-être avoir la piqûre!

    2. Le 11 janvier 2010 Hicham Souilmi a dit... #

      Trés beau billet et beau texte ;-)

      • Le 12 janvier 2010 Micheline Bourque a dit... #

        Merci beaucoup Hicham. C’est très gentil de prendre le temps de me lire et de m’écrire.
        Au plaisir

    3. Le 23 janvier 2010 falkenberg stephanie a dit... #

      Bonjour Micheline,je te felicite pour la redaction de ce texte car il montre bien que travailler a son compte est une experience formidable mais semée d'embûche.J'ai un restaurant en Martinique et crois moi que je sais ce que sais d'être toujours a la recherche de clients. Quant aux difficultés financieres, tu as raison car ce n'est pas drôle tous les jours. Avec ma petite famille, on envisage de quitter la martinique(notre île d'adoption depuis 8ans) pour s'installer au Canada . Nous aimerions y ouvrir une boutique d'objet de décoration en bois flotté.( mon mari est créateur ).Que penses tu de notre idée ? merçi pour ta réponse

      • Le 24 janvier 2010 Micheline Bourque a dit... #

        Merci Stéphanie pour ton commentaire. Pour répondre à ta question concernant la boutique, je pense que ce genre de projets nécessite absolument la préparation d’un plan d’affaires bien réfléchi. Je t’encourage à développer ce plan avant de prendre une si grande décision de quitter un pays pour un autre. Vous trouverez beaucoup d’information sur comment préparer ce genre de plan en fouillant sur l’Internet. J’imagine aussi qu’en temps opportun vous allez consulterer l’ambassade canadienne ou le consultat canadien afin de bien connaître les règles d’Immigration. Ils pourront possiblement aussi bien vous informer sur les démarches à entreprendre pour créer une entreprise au Canada. Bonne chance avec vos projets.

    4. Le 18 février 2010 Duval a dit... #

      Très bon texte. Bonne présentation du travailleur autonome. Le ton de ton texte est dans une bonne affirmation. Je peux y sentir ta grande expérience dans le domaine. 
      Éliane

      • Le 18 février 2010 Micheline Bourque a dit... #

        Merci Éliane d’avoir pris le temps de lire mon article. J’apprécie tes commentaires. C’est bien vrai qu’après 15 ans à mon compte, j’ai acquis de l’expérience que j’apprécie bien. De ton côté, quand aurons-nous la chance de te lire sur le web? J’ai bien hâte que tu nous rejoignes dans la blogosphère pour qu’on puisse bénéficier de tes connaissances et de ta sagesse! Au plaisir.

    5. Le 9 mars 2010 Elisabeth a dit... #

      Excellent billet, Micheline. Les trois questions que tu proposes avant devenir travailleur autonôme sont particulièrement pertinentes. Réseautage, réseautage, réseautage…oui, très important!

      • Le 10 mars 2010 Micheline Bourque a dit... #

        Merci pour ton gentil commentaire Elisabeth. C’est très apprécié. La vie de travailleure autonome n’est pas toujours facile, mais elle vient avec certains privilèges tout comme celle du salarié. Faut tout simplement savoir lequel chapeau nous fait le mieux!

    6. Le 3 avril 2011 Therese a dit... #

      Merci Micheline. Même si souvent on le sait, se le faire dire nous fait réfléchir et nous pousse parfois a agir. Pour ma part c’est la partie «Incapables de se trouver des clients, ils ne sortent pas, ne font pas d’appel, ne font pas de prospection» qui a attiré mon attention. C’est exactement moi.

      • Le 3 avril 2011 Micheline Bourque a dit... #

        Merci Thérèse d’avoir pris le temps de lire mon article. Tu n’es pas la seule à te reconnaître dans cet aspect, pourtant, n’est-ce pas lui le plus important? C’est un défi qui ne nous lâche jamais. Cela ne m’empêche pas pour autant d’aimer mon statut d’autonome. En est-il ainsi pour toi aussi?

    7. Le 8 avril 2011 angèle a dit... #

      Bonjour micheline, j’ai adoré ton article. il révèle honnêtement la situation d’un travailleur autonome. moi je le suis depuis déjà 13 ans, et je peux te dire que je travaille dur. depuis 13 ans je travaille tout les vendredi et les samedi. et 2 soirs semaine.je prends 1 semaine de vacances par année . on travaille quand les gens sont en congé! mais bon j’ai toujours la passion et il faut aimer. faire ce qu’on fait. tu décrivais au bébut ce que les gens nous disent …et c’est vrai! combien de fois je me suis fait dire : t’es chanceuse tu peux faire ton horaire! mais je leur répond quand ton enfant est malade t’a un telephone à faire ( ton boss) pour lui dire que tu rentre pas, mais moi j’en ai 20!!!! Mon entreprise va bien mais je dit souvent que je ne prends rien pour acquis.il faut toujours se donner à 100%. merci encore . ce soir ça m’a fait du bien de te lire.

      • Le 8 avril 2011 Micheline Bourque a dit... #

        Merci beaucoup Angèle pour ton commentaire. Entre travailleure autonome, on se reconnaît. Je vois bien que tu comprends ce que je veux dire par les hauts et les bas! Mais comme tu le dis, on a le profil ou on ne l’a pas. Cela semble être le cas pour toi aussi. Longue vie aux travailleures autonomes!.

    8. Le 4 juillet 2011 Séverine Mahé a dit... #

      Bonjour,
      Je viens de lire cet article en suivant votre lien posté sur Linkedin.
      Et j’avoue que cela me conforte dans ma démarche personnelle.
      Je me pose actuellement la question : « J’y vais ou je n’y vais pas? »
      Grande question quand on veut se lancer en tant que travailleur autonome.
      Je viens de finir mon plan d’affaires, je multiplie les contacts, j’ai des encouragements autour de moi, je veux, j’y crois! Le tout est de mettre le pied dans le vide.
      Certains disent que c’est comme le mariage, moi j’ai envie de comparer ma sensation actuelle comme un saut de Benji (saut à l’élastique). Le fait d’aller jusqu’à la plate-forme de saut, se faire attacher les pieds, d’avancer jusqu’au bord de la planche « d’envol », d’écouter les instructions et d’entendre le décompte, pour moi, c’est comme la préparation du plan d’affaire, en parler autour de soi, à ses contacts…etc…
      Et le saut dans le vide, c’est comme se lancer en affaires, faire le grand saut!
      Je n’ai que l’expérience de ce saut dans le vide au sens propre du terme. Je garde simplement en tête la peur énorme au bord de cette planche, fixant l’horizon avec le cœur qui bat à tout rompre et je garde aussi cette sensation exaltante de s’être dépassée, d’avoir vaincu ses craintes et d’avoir vécu cette expérience unique. Beaucoup en ont envie, peu franchissent le pas.
      Alors maintenant que j’ai les pieds attachés, que je suis au bord de la planche d’envol, il ne me reste plus qu’à basculer, arrêter de trop analyser (c’est le but d’un plan d’affaires, c’est fait!) et de profiter à raison de 60-80 heures pas semaine de travail!
      Merci pour cet article motivant.
      Au plaisir.
      Séverine

      • Le 4 juillet 2011 Micheline Bourque a dit... #

        Salut Séverine, Merci de votre commentaire. Cela me fait très plaisir de vous lire. Je vous encourage à faire le ‘saut’ puisque vous semblez très attiré par ce profil qu’est celui du travailleur autonome. Si vous ne le faites pas, j’ai l’impression que vous allez toujours vous poser la question avec nostalgie: ‘qu’est-ce que je serais devenue si j’avais fait le saut’. Dites vous que c’est comme une coupe de cheveux qui finissent par repousser comme avant, vous pourrez toujours revenir à un poste de salarié. Ne sauter pas quand même si vous n’avez pas une marge du côté financier. Autrement, le stress sera trop grand. Tenez moi au courant! Bonne chance!

    9. Le 15 mars 2013 Dominic a dit... #

      Très bon texte Micheline !

      Étant moi-même travailleur autonome en informatique dans le secteur 03, j'ai aussi à composer avec la politique. Un parti politique favorise la libre entreprise alors qu'un autre mettra l'emphase sur les ressources internes. Malheureusement, dans la région 03, le principal client des compagnies informatiques, c'est le gouvernement provincial… 

    10. Le 28 mars 2013 Carole a dit... #

      MERCI pour cet article .Etant moi-meme en debut de carrière de travailleur autonome cela m'a donné clairement les enjeux et me questionne sur le choix de mon créneau . Une nouvelle compagnie , beaucoup de changement et l 'inquiétude de l'ouverture de la société à ce projet ! Voilà tout mon dilemme : je crois au concept mais hésite sur le timing . Disons que j'ai toujours travaillé pour un employeur et maintenant à la retraite je veux être mon propre patron.

       

      • Le 28 mars 2013 Micheline Bourque a dit... #

        Salut Carole, Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me faire part de votre commentaire. Ça fait très plaisir. Puisque le sujet vous intéresse, je vous invite à écouter l’émission d’Isabelle Maréchal du 11 mars qui portait sur le sujet. J’ai eu l’occasion de m’y exprimer.http://bit.ly/bULLen L’émission portait également sur un nouveau livre, Petit Manuel du travailleur autonome écrit par Judith Lessier et Martine Letarte. http://bit.ly/YbeiKT Je ne l’ai pas lu encore, mais ça l’air bien intéressant. Bon courage avec votre nouveau défi et j’espère que vous serez très heureuse, car l’important, c’est vraiment ça. Trouvez les moyens d’être heureux le plus souvent possible!

    11. Le 6 mai 2013 Romi a dit... #

      Merci pour l'excellent article, très intéressant! J'en suis également à mes débuts en tant que travailleur autonome. Ma principale motivation fût la naissance de ma fille et la fermeture de l'entreprise pour laquelle je travaillais quelques mois suivant mon retour de congé parental. Me retrouvant sans emploi et sans assurance-emploi qui m'aurait permis de rechercher un nouvel emploi convenable (malheureusement, j'ai appris à ma grande surprise que les congés de maternité sont considérés comme étant de l'assurance-emploi!). Je décidai donc de me lancer dans l'aventure du travail autonome. Même si, effectivement, cela exige BEAUCOUP d'efforts et de travail, je ne regrette aucunement mon choix et tous les avantages que cela m'apporte: flexibilité (je peux passer plus de temps avec ma fille et travailler plus tard le soir), liberté (je décide de mon horaire, de mes congés, de mes vacances, etc.) et "challenges" (étant également dans le domaine du marketing et du graphisme, je peux toucher à une variété de produits et de services au sein de différentes entreprises, ce qui n'est souvent pas le cas lorsqu'on est salarié en entreprise).

      Encore une fois, merci pour votre article! :)

      • Le 6 mai 2013 Micheline Bourque a dit... #

        Merci beaucoup Romi de votre passage! Votre commentaire me fait très plaisir. Bonne continuité à vous! 

    12. Le 23 juillet 2013 mohamed a dit... #

      Excellent!

    13. Le 4 août 2013 Louise a dit... #

      Bonjour Micheline,c,est de très bon conseils que vous donner là.Je songe à devenir travailleur autonome.Je me suis trouver des clients pour commencer.Je suis dans le domaine de l,entretien ménager à domicile.J'ai fait des annonces,je suis aller porter des cartes d'affaires dans les foyers.Est-ce que vous croyez que je suis sur la bonne route ,faire ce que j,ai fait jusqu'à présent?Et si je dois continuer dans le même sens?Avez-vous des consels à me donner?Merci de votre attention.Louise

      • Le 17 août 2013 Micheline Bourque a dit... #

        Salut Louise, Merci pour votre commentaire. Ça fait plaisir de savoir que nos conseils sont appréciés. Vous m’excuserez du retard à répondre, mais j’étais en vacances sans accès au web. Bravo pour les démarches. Effectivement, il est important de se faire connaître. Surtout, il est important de ne jamais arrêter de le faire car même si on a des clients réguliers, il ne faut jamais les prendre pour acquis. Votre réseau de contact vous sera toujours utile, que ce soit pour trouver de nouveaux clients ou pour aller chercher des conseils. Établissez vous une base de données aussi de vos clients afin de pouvoir toujours communiquer avec eux, que ce soit par le courriel ou par téléphone, ou encore mieux par le web (Page Facebook ou mieux encore un site web). Vos clients, vos prospects et vos anciens clients devraient savoir où vous en êtes rendus et doivent savoir comment vous joindre au besoin. Bonne chance et bonne continuité.

    14. Le 10 décembre 2013 Jean-Marc Boivin a dit... #

      Mme Bourque.

      Merci pour cet excellent article qui m’a été suggéré par un ami LinkedIn.

      Travailleur autonome depuis 1994 en management et gestion des technologies de l’information, je n’ai pas regretté mon choix lorsque j’ai quitté l’emploi d’une très grosse entreprise Québécoise. Je vivais mal avec « un boss » qui devait appliquer parfois des politiques d’entreprises sans vraiment en croire le bien fondé. J’ai aussi souvent vu des « middle managers » et même des VP, être le bon messager de la haute direction mais dans les faits demander à ses équipes de faire autrement. Ces réalités de ne me touchent pas en tant que consultant.

      J’aimerais ajouter une note sur la rémunération. Le consultant ne fait pas nécessairement « plus d’argent » que l’employé permanent en poste équivalent. Je fais souvent des mandats que des directeurs principaux ou des VP « junior » devraient faire. Mon salaire horaire équivaut à leur salaire permanent incluant les avantages, les vacances payées etc. Des choses que je dois prévoir moi-même.

      Merci encore et bonne route.

      • Le 10 décembre 2013 Micheline Bourque a dit... #

        Merci beaucoup Jean-Marc d’avoir pris le temps de laisser un commentaire et d’ajouter votre perspective sur la rémunération. C’est bien vrai. Beaucoup de gens pensent que les ‘consultants’ font beaucoup d’argent. Ce n’est pas tout le temps le cas et votre exemple le démontre bien. Les vacances et les avantages sociaux sont bel et bien à notre ‘charge’. Souvent les gens l’oublient. Je suis bien contente de constater que vous portez votre chapeau de TA aec fierté Au plaisir de prochain échange et bonne continuité à vous aussi. Micheline

    Mentions sur le Web

    1. Tweets that mention Les hauts et les bas d’un travailleur autonome | Micheline Bourque -- Topsy.com - 21 septembre 2009

      […] This post was mentioned on Twitter by Hélène Noreau. Hélène Noreau said: Très bon témoignage RT @Kimauclair Les hauts et les bas d’un travailleur autonome ( témoignage ) : […]

    2. Mon Cher Watson, l'alter-égo fort et utile de Sophie Marchand | Micheline Bourque - 10 novembre 2011

      […] premier défi des travailleurs autonomes est de trouver des clients. (voir mon article sur le sujet). Comment faire? Sophie a bien réfléchi à son approche et à […]

    3. Je blogue pour grandir et m'enrichir! | Micheline Bourque - 5 février 2013

      […] Les hauts et les bas d'un travailleur autonome […]

    4. Pour que Google m'aime encore plus, j'apprends sur lui! | Micheline Bourque - 26 juillet 2013

      […] il nous apporte des résultats concluants. Comme par exemple, quand mon article sur les hauts et les bas du travailleur autonome a été répéré par l'équipe d'Isabelle […]

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