Récemment, j'ai eu l'occasion de lire le livre de Philip Kotler, Marketing 3.0, From Products to Customers to the Human Spirit publié en 2010. Je me suis posée beaucoup de questions au fil des ans quant à son avenir, comment il allait continuer sa transformation. Je travaille en marketing depuis 15 ans c'est normal. Je peux [...]
Marketing 3.0, une approche fort intéressante, plus humaine de Philip Kotler!
I’m going to WordCamp! WordCampBoston, here I come!
I've got my badge for the upcoming WordcampBoston. Here's why I want to be there. Last year, I decided to 'walk my talk' and become a true Web 2.0 practitioner. I'd had it with theory alone, and wanted to experience it myself so I launched my own blog, became a modest Twitter (via Hootsuite), and [...]
About Six Pixels of Separation, the book…
Let's start by saying that Six Pixels of Separation is a worthwhile read. If you don't believe me, click here and check out all the terrific reviews it has gotten since it was launched last summer. Written by Mitch Joel, Canada's Digital Marketing Rock Star as many say is a book where you can find [...]
Communication non violente, marketing et Whuffie, Pardon?!?
Tous les ans, j’investis dans ma formation, en alternance en développement professionnel ou en développement personnel. En 2008, j’envisageais une formation professionnelle, mais je ne trouvais rien qui m’interpellait vraiment. Voilà que trois personnes différentes me parlent de la formation en Communication non violente (CNV pour les initiés). La CNV m’était totalement inconnue. Je fais quelque [...]
Thank you Mitch Joel!
Mitch Joel, I will be forever grateful to Mitch Joel, President of Twist Image. In 2007, he was the lecturer at the Canadian Marketing Association E-Marketing Certificate Course which I took. Essentially, the guy woke me up to a new world and got me dancing again. I’d been working in marketing for close to 10 [...]
Michelle Blanc – la grande bloggeuse!
Encore une fois, c'est Mitch Joel President of Twist Image qui m'a fait connaître Michelle Blanc. Il l'a invité à notre dernière rencontre du Canadian Marketing Association E-Marketing Certificate Course. Il participait à un petit panel sur le blog avec d'autres chevronnés du milieu à Montréal. C'est à partir de ce moment là que j'ai [...]
Why TED matters to me?
What is TED? TED is a nonprofit organization devoted to Ideas Worth Spreading. It started out as a conference bringing together people from three worlds: Technology, Entertainment, Design. Since then its scope has become ever broader. Why does TED matter to me? Because it keeps me in touch with new ideas, new things and extraordinary [...]
Mes lectures – été 2009
Millénium…. La trilogie. J’ai résisté à l’idée de faire comme tout le monde sur le train, dans le métro, chez Costco…. puis j’ai vu le film. J’ai vraiment beaucoup aimé. Me voilà donc vendu à la série. Un coup de chance, j’ai acheté la série dans une vente de garage à 20$ pour les trois [...]
Dernières nouvelles
Jean Boileau de l’UQO, un homme d’action à suivre sur les médias sociaux!
Jean Boileau est le Directeur des communications et du recrutement pour l'Université du Québec en Outaouais (UQO) depuis 5 ans. Pour moi, il est avant tout un exemple à suivre quant à l'utilisation des médias sociaux dans un contexte professionnel et d'affaires. Il incarne d'après moi le parfait exemple du professionnel qui sait comment allier son 'personal branding' avec le développement de l'image et le rayonnement de l'UQO par le Web. J'ai donc voulu le rencontrer et en savoir plus. J'ai beaucoup apprécié notre entretien. En voici le résumé.
L'histoire des médias sociaux à l'UQO
Jean Boileau a une expérience professionnelle très impressionnante, notamment en communications et relations publiques. Son parcours l'a mené à travailler pour les villes de Valleyfield et de Gatineau (avant la fusion) où il a été l'instigateur du Festival des Montgolfières. Bref, un homme de communauté, proche des gens, avec plein de contacts, toujours prêt à aider, mais pourtant, si ce n'était pas de son fils Alexandre Boileau, peut-être accuserait-il un retard aujourd'hui quant à l'utilisation des médias sociaux à l'UQO.
<Ce n'était pas une grande stratégie au début. Ça s'est fait sur le tas via mon fils Alexandre Boileau qui faisait une maîtrise sur les médias sociaux avec Luc Dupont. Il ne cessait de me dire 'faut que tu sois là, faut que tu sois là!' Je ne voyais pas vraiment l'intérêt de Facebook ou de Twitter. J'y suis finalement entré pour me rendre compte assez rapidement comment ces médias peuvent être porteurs et jusqu'à quel point ils sont efficaces.>
L'UQO a donc commencé à intégrer les réseaux sociaux il y a environ trois ans. C'est Jean Boileau lui-même qui gère les comptes de l'université, soit celui de LinkedIn, Facebook, Google Plus, Twitter et YouTube. L'UQO a ses propres comptes et Jean les siens. Les comptes de Jean lui permettent d'élargir les sujets tout en faisant un lien avec l'université. <L'université parle d'elle. Les contenus sont centrés principalement sur les programmes, les étudiants et ce qui gravite autour, tels la fondation, les chaires d'études, les professeurs, etc. Pour mon compte à moi, je parle de publicité, de sujets qui m'intéressent finalement, l'inusité, etc.>
L'UQO est-elle une université avant-gardiste?
L'Université du Québec en Outaouais est une petite université de 5 000 étudiants située à Gatineau dans le secteur Hull, avec un pavillon également à St-Jérome. Malgré sa taille, l'UQO est une université qui a un des taux de croissance les plus élevés en terme de nouveaux étudiants. Cela s'explique en partie par l'ouverture du pavillon à St-Jérome qui leur à offert un nouveau marché mais la qualité des programmes et la promotion qu'on fait de l'institution y sont pour une bonne partie aussi.
Lorsque Jean Boileau est entré en poste, l'université n'avait pas le rayonnement qu'elle méritait. Il avait beaucoup de travail à faire du côté des relations publiques. <J'ai travaillé à faire rayonner l'université au niveau local en terme de relations publiques en publicisant nos bons coups auprès des médias. Nous avons beaucoup utilisé les moyens traditionnels en mettant de l'avant nos professeurs et nos étudiants. Avoir des professeurs qui commentent l'actualité, c'est important. Beaucoup de gens en Outaouais à Gatineau ne savaient même pas qu'il y avait une université en Outaouais, donc on partait de loin. Il y avait aussi un vieux petit complexe de Gatineau aussi où on regardait l'autre côté de la rivière et on disait, celle là doit être bien meilleure que celle qu'on a ici. Fallait se positionner, prendre notre place. On a pris notre place.>
L'apport des médias n'a fait que créer plus d'opportunités de faire rayonner l'université. Les résultats obtenus jusqu'à maintenant pour l'UQO semblent indiquer que les efforts en valent le coup. <L'UQO a été une des premières universités à avoir un compte Twitter et on est une des université les plus présentes sur Twitter. Sur Facebook, le nombre d'adeptes que nous avons est en concordance avec la taille de notre université. Notre recteur, Jean Vaillancourt, est présent sur Facebook et je travaille pour qu'il intègre Twitter. Il le fera quand il sera prêt!>
Un des avantages de travailler pour une petite université demeure que le processus décisionnel est simplifié. Ainsi, convaincre ses supérieurs qu'il faut migrer vers les médias sociaux n'a pas été un défi. <Je n'ai pas eu à convaincre les dirigeants. L'UQO est une université à dimension humaine. Je n'ai pas une hiérarchie à défiler pour aller chercher des décisions. Je m'entends avec le secrétaire général ou le recteur et c'est go. C'est ce qui fait la force de l'université, ça ne prend pas 3 jours à faire approuver un tweet. Ça roule, ça marche ici!.>
Toutes les universités au Québec sont sur les médias sociaux, mais la place qu'occupe l'UQO est assez enviable. <Au Québec, elles sont toutes présentes et actives. Elles ont du personnel dédié. Par contre, si on regarde le Klout de l'UQO en comparaison à d'autres, je n'ai pas honte.>
Du côté des résultats: 'Ca vaut bien des salons à l'étranger'!
Les résultats sont concluants. Les données analytiques le démontrent: leur présence sur les médias sociaux en vaut la peine. Comme Monsieur Boileau le signale, <De plus en plus de recherchistes nous appellent pour en savoir davantage sur nos professeurs. On constate qu'ils en connaissent davantage sur nous. On voit bien qu'ils lisent nos tweets, par exemple, un Tweet passé portant sur la cyber-psychologie va leur faire comprendre 'Ah! ils font ça à l'UQO'. 'Ah, ils ont un prof spécialisé en anxiété.' En terme de relations de presse, c'est porteur. Certains étudiants vont nous contacter directement ou contacter l'UQO pour des informations. C'est un outil de plus pour nous. Ça vaut bien des Salons à l'étranger!>.
Il n'est donc pas surprenant d'apprendre que l'UQO va redoubler ses efforts.<Nous sommes présentement en processus de planification stratégique et un de nos objectifs est de faire rayonner l'université dans les médias, tant traditionnels que les nouveaux médias électroniques et sociaux. Les médias sociaux font partie de cette planification et constituent un enjeu pour l'université. On va revoir nos stratégies publicitaires par rapport aux médias traditionnels et accroître les médias sociaux et on va faire des choix budgétaires là dessus.>
L'effort est récompensé? <Oui, on voit que c'est porteur. Les gens nous suivent. On obtient une crédibilité et si en même temps on veut s'inscrire à l'UQO, ben tant mieux.!>
Les médias sociaux et les universités, quel avenir leur prédire?
À l'UQO, certains professeurs sont déjà présents sur Facebook, d'autres le sont sur Twitter. C'est encore nouveau pour les professeurs. L'Université a sa chaîne sur YouTube. Elle publie également à tous les mois un cyber-magazine qui s'appelle 'Savoir'. Mais déjà sur la table de Monsieur Boileau, on voit d'autres projets dans un avenir rapproché comme la mise en ligne d'un blogue, une présence accrue du corps professoral. Un rayonnement encore plus grand pour l'UQO. <Il est évident que nous aurons un blogue. C'est tout simplement une question de monter le projet. Je voudrais impliquer les professeurs, qu'ils viennent parler de leurs expertises.> L'UQO a 200 professeurs à temps plein et 600 chargés de cours. Ce sera sûrement un blogue fort intéressant.
Comme il le signalait tout à l'heure, le web social permet de faire rayonner l'université mondialement sans être physiquement à l'étranger. Tout le volet recrutement, tant pour les professeurs que pour les étudiants permet à une université de se positionner avantageusement. Il s'agit d'être présent, de rejoindre les influenceurs, d'être là où sont les public cibles. <Il faut aller vers ça. L'avenir est de plus en plus là. Il faut être là. De plus en plus, les étudiants sont là. C'est intéressant aussi pour rejoindre des journalistes, des recherchistes. Michelle Blanc dit que c'est le meilleur réseau pour rejoindre les influenceurs. et elle a complètement raison. Mon compte sur Twitter est plus suivi que celui de l'UQO, parce que j'ai une chaîne d'information plus diversifiée. Cela m'amène à rejoindre un paquet de personnes par qui je n'aurais pas eu mes entrées auparavant.>
Jean Boileau prévoit un avenir très fort pour l'UQO. Il souhaite un positionnement enviable. D'ici 5 ans, il veut continuer d'accroitre la visibilité et positionner l'UQO parmi les universités les plus reconnues dans l'ensemble du réseau universitaire. J'ai espoir qu'il réussira son objectif.
Jean Boileau, le relationniste qui fait brasser les choses.
J'ai 'connu' Jean Boileau avant de connaître l'UQO. C'est son utilisation des réseaux sociaux qui m'a 'attirée' vers lui ainsi que la diversité de ses intérêts. Il incarne d'après moi le parfait exemple d'un personal branding bien réussi. Sans le connaître personnellement, je sais qu'il s'intéresse à la photographie, le plein air, au marketing et la publicité, à la cuisine, à l'actualité, et je sais aussi qu'il adore son magnifique chat Jaguar qu'il a fait connaître au monde entier. Rien de ce qu'il publie n'est intime, c'est tout simplement un moyen de faire connaître sa personne. Un moyen de connaître quel genre d'homme il est. J'en conclus qu'il est un homme très bien avec un coeur ouvert et généreux par son souci du partage et par sa curiosité.
Professionnellement comme il le dit, <Ma présence sur les réseaux sociaux m'a permis de brasser un peu les communicateurs de l'Outaouais et de les inciter à être présents. J'ai amené Michelle Blanc deux fois en salle comble afin de réveiller les communicateurs de la région. J'encourage les gens de ma communauté à être présent au quotidien. Je leur démontre comment c'est porteur. C'est sûr que lorsqu'on fait partie de la liste des 35 personnes à suivre d'après un tel journaliste, bien ça prouve qu'il y a quelqu'un au bout de fil et ça fait plaisir. Être présent, ça vaut bien des soupers de la chambre de commerce.>
Investir dans son personal branding est pour moi un must pour tout professionnel. Jean Boileau est un exemple à suivre. On sait qu'il est possible de faire des vrais contacts, d'établir de vraies relations par les réseaux sociaux. Plus on fait connaître 'sa personne', plus cela facilite l'échange, prépare aux prochaines étapes de l'échange, notamment celle des rencontres en personne.
En conclusion, les conseils de Jean Boileau à l'égard des réseaux sociaux
- Il faut laisser au temps le temps de faire son oeuvre pour qu'il soit porteur.
- Il faut s'investir et ne pas juste parler de soi,
- Parler de ce qui vous allume
- Gérer un commentaire négatif, ce n'est pas la fin du monde. Apprenez à le faire!
- Être présent et être constant, c'est très important
- Garder le focus sur ce que l'on veut communiquer.
De plus, voici quelques liens de Jean Boileau qui démontrent la présence des professeurs et autres sujets liés à l'UQO sur le web. Bonne lecture!
Prof Steve Bissonnette : http://enseignementefficace.blogspot.com/
et http://vimeo.com/stevebissonnette
Sur les arts et design avec le prof Jean-François Lacombe : http://www.jflacombe.com/
Sur la BD avec les profs Sylvain Lemay: http://sylvainbd.blogspot.com/ ,
Prof Réal Godbout : http://lameriqueouledisparu.blogspot.com/ ,
Prof Marc Tessier : http://likeanacidtrip.blogspot.com/
Prof Denyse Côté : http://oregand.ca/denysecote/
Cyber-psychologie : http://w3.uqo.ca/cyberpsy/fr/index_fr.htm
Organisation communautaire : http://www4.uqo.ca/crcoc/
Santé des jeunes familles : http://w3.uqo.ca/familles/accueil/index.html
Observatoire sur l’analyse différenciée entre les sexes : http://www.oregand.ca/
Groupes de recherches de l’UQO : http://uqo.ca/recherche/groupes-revues
Comment choisir son fournisseur web avec Josée Plamondon!
Je ne suis pas une expert en conception de site, mais je veux aider les petites entreprises à développer leur présence sur le web et un bon site est un incontournable. Je leur explique qu'avoir un bon site c'est comme choisir un bon restaurant versus un beau restaurant. Mieux vaut être bon que beau. Il est donc important pour moi de leur fournir quelques conseils sur le choix d’un fournisseur car elles manquent de confiance à cet égard.
J’ai donc choisi d’aller chercher des conseils auprès de Josée Plamondon, présidente d’Alliance Internet et consultante TI chevronnée. Voici donc le résumé de nos échanges, enrichis par d’autres références.
Définissez vos objectifs, c'est la première étape!
Selon Josée, la première question à se poser est ‘pourquoi voulez-vous être sur le web, quelles sont vos priorités d'affaires?’ Voulez-vous interagir avec vos clients, si c’est le cas, on priorisera le web social. Si vous avez un catalogue à mettre en ligne, c’est un autre type de besoin, (développement applicatif, base de données, etc.). Est-ce que le site est accessoire, de type brochure en ligne ou est-ce que votre site est très important du côté des ventes (i.e. transactionnel). L’idée ce n’est pas tout simplement copier son compétiteur ou de s’inspirer d’un beau site.
Nos besoins peuvent affecter le choix de fournisseurs. ‘Les gens veulent que ce soit facile, que l’on puisse transiger avec un seul fournisseur et cela devient de plus en plus difficile compte tenu de la variété de besoins et des expertises.’ On peut avoir besoin d’un spécialiste en application de type WordPress ou encore en référencement, un spécialiste de contenu, etc.
Définir ses objectifs est une étape cruciale. Prendre le temps de planifier le projet dans son ensemble est critique. Selon Josée, ‘souvent, l'insatisfaction vient du fait que l'on n’a pas fait les étapes préliminaires. Les gens obtiennent un prix pour quelque chose qui n'est pas bien défini. Ils sont déçus parce qu’ils pensaient avoir plus ou se rendent comptent qu’ils devront budgéter pour autre chose.’
‘Il n'y a pas de profil standard de firmes. Certaines sont fortes en développement applicatif, mais moins bonnes en marketing et vice versa. Trouver la firme qui fait tout parfait n'existe pas. C’est pourquoi il faut définir ses priorités en ayant retenu ce qui est important sur le web. Le design n'est pas ce qui est le plus important.’
Faites le tour et rencontrez plusieurs fournisseurs : Ayez une petite grille en main !
À titre de consultante, Josée a déjà aidé certains clients à faire leur choix. Elle utilisait une grille avec des questions types qu’elle posait à toutes les firmes qu’elle rencontrait.
Comme le signale Josée, ‘il n'y a pas de formation en web en général; les prestataires proviennent soit du monde de l'informatique, soit de celui de la publicité. Beaucoup font faire leur site par des agences en fonction de certains choix. On oriente design ou technologie. Il y a des entreprises un peu hybrides qui mélangent un peu les compétences’. Pourquoi ne pas choisir de rencontrer des entreprises avec un profil plus techno et d’autres avec un profil plus web?
Si vous ne connaissez pas d’entreprises, informez-vous, demandez à votre entourage, les organisations d’affaires, les regroupements de professionnels. Il y a aussi divers événements intéressants dont les webcamp, les podcamps, etc. au cours desquels vous pourrez entrer en contact avec différents fournisseurs et leur poser des questions.
Il existe une panoplie de services. Avant de rencontrer les entreprises, faites vous une grille comparative qui inclura différentes questions. Par exemple :
- Quelle est la réputation de la firme ?
- A-t-elle un portfolio de projets important? Demander à le voir !
- L’entreprise est-elle prête à faire affaire avec d’autres fournisseurs (ex. experts contenus, graphistes, etc.)? Il se peut que vous ayez déjà un graphiste ou un rédacteur, etc.
- Qui devient le propriétaire du site? (il faut que ce soit l’entreprise et non le fournisseur !)
- Est-ce que travailler avec cette entreprise sera agréable?
Mais d’autres critères sont plus complexes, tel le choix de la plateforme, etc. C’est pourquoi il faut avoir des objectifs clairs et aussi une bonne idée de comment on veut mesurer ses objectifs. Si c'est en terme de ventes, qu’arrive-t-il si on ne vend pas en ligne, ce sera quoi? Il faut qu’une entreprise puisse voir comment elle va rentabiliser son site: investissement versus dépenses.
Le contact avec le prestataire est un autre critère bien important. ‘Une petite entreprise n’a pas accès à une équipe consacrée au projet, donc il est important de bien s’entendre avec la firme. La personne qui va s'occuper du projet, il faut s’assurer de voir s'il y a un 'fit'.’
Devenez le propriétaire de votre site et le plus autonome possible face au Web !
L'industrie du web se transforme. Le cas où les fournisseurs contrôlaient tout et où le client n'était pas propriétaire de son site est révolu. J’en ai rencontré des entreprises captives. On maintient le client dans l’ignorance. Il devient dépendant du prestataire et pour chaque modification possible, on lui charge le gros prix. Cela m’attriste tellement. Je travaille à rendre les entreprises le plus autonome possible dans le développement et la gestion de leur présence web. Il faut s’approprier sa place et cela inclut s’approprier son site.
D’après Josée, ‘le modèle traditionnel des fournisseurs est de tout contrôler. Les entreprises auraient intérêt à s’assurer d’être capables de changer de fournisseur. Sinon, elles deviennent prisonnières techniquement. Ce n'est pas évident de transférer le code etc. Plusieurs firmes ne respectent pas les normes de programmation, ainsi transférer le code devient difficile. Si c'est mal fait, il faudra probablement recommencer à zéro de toute façon.’
Les logiciels libres (open-source), une option qui vaut son pesant d’or !
Il faut être propriétaire de son site. Si on n'est pas satisfait, il faut pouvoir changer de fournisseur. Pour ce faire, il vaut mieux choisir des plateformes libres (open-source) de type WordPress. En choisissant ce type de plateforme, c’est vous qui donnez à votre fournisseur accès à votre site et non pas l’inverse. Les logiciels libres présentent de nombreux autres avantages.
Dans le contrat pour la réalisation du site, l’acheteur doit spécifier que tout ce qui sera créé deviendra sa propriété, ainsi, lorsqu’on veut migrer c’est plus simple, notamment lorsqu’on fait appel à des logiciels libres tel WordPress.
Pensez-y bien avant d'opter pour une plateforme propriétaire ou une plateforme maison! Que ferez-vous si votre fournisseur fait faillite et celui-ci contrôle à la fois votre site, votre nom de domaine et votre hébergement? Good luck!
Gérez votre nom de domaine et choisissez son hébergeur, deux gestes importants à poser!
J’ai rencontré bien des petites entreprises qui ne savent pas où leur site est hébergé. Souvent, elles ne sont même pas propriétaires de leur nom de domaine et pensent l'être. Votre nom de domaine, c’est votre adresse sur le web. Si vous n’êtes pas propriétaires de votre adresse, où allez-vous mettre votre maison? Dans certains cas, certains ont dû payer le gros prix pour récupérer leur nom de domaine. Il y a plein d’histoire d’horreur. Ne tomber pas dans le piège. Gérer son nom de domaine est un jeu d’enfants. Il suffit d’aller sur des sites de registraire, tel GoDaddy, ou One & One et faire la transaction par carte de crédit.
Choisir soi-même son hébergeur, ça vaut aussi la peine. On ne veut peut-être pas gérer les aspects techniques du compte, mais on veut choisir l’hébergeur. Josée suggère de prendre un hébergeur canadien ou québécois. Ici au Québec par exemple, il y a Iweb qui est une compagnie qui a bonne réputation. S’il y a un problème, vous n’aurez pas à téléphoner en Israël ou en Inde.
N'oubliez pas, créer un site, c’est loin d’être que de la technologie!
Alliance numérique a publié un excellent guide pour aider les entreprises à réussir leur projet web. Le Guide des meilleurs pratiques web est très bien fait grâce à la contribution de professionnels de grandes renommées dont Martin Lessard, de Zéro Seconde qui l’a rédigé. La section <planification stratégique> est très intéressante. On y retrouve les questions pertinentes auxquelles il faut répondre avant de commencer. Vous y trouverez toutes les composantes d’un projet web.
N’oubliez pas qu’il vous faudra vous aussi répondre à des questions. Quels sont vos objectifs ? Quel est votre budget, votre échéancier ? Qui sera responsable du dossier ?
Faites-vous accompagner pour choisir votre fournisseur!
D’après Josée, il y a un grand besoin pour un service d’accompagnement des petites entreprises quant au développement de leur site web. Le problème, c’est que cette offre n’est pas vraiment disponible car, pour l’instant, très peu de consultants offrent ce type de service. Quand on se fait conseiller, on finit par voir plus clairement et on acquiert de la connaissance.
Un accompagnement pourrait être très utile pour :
- Choisir son fournisseur
- Mieux définir ses objectifs, sa stratégie web
- Prendre les meilleures décisions
- Choisir la bonne plateforme, la bonne approche
- Savoir quelles questions posées et les poser !
- Planifier son projet
Souvent, les petites entreprises n’ont pas les compétences à l’interne pour faire ces choix critiques. Le client devient un peu comme un chargé de projet sans les compétences pour le faire. Sans accompagnement, il n’apprendra pas nécessairement ce qu’il faut du web. Toutes les entreprises ont intérêt à mieux comprendre ce qu’est le web, le rôle d’un site, etc. Plus une entreprise est autonome, plus elle est gagnante car le risque de ‘se faire avoir’ diminue. On risque plus tôt de faire de bons choix. Si on cède le contrôle, on le perd, n’est-ce pas ? Ainsi on n’apprendra de l’expérience et on devra vivre avec les conséquences. Bref, il faut s’impliquer.
Josée utilise l’analogie suivante : ‘Un site web est comme un bureau. Laisseriez-vous quelqu'un tout faire sans être impliqué. Ce sont vos choix, voulez-vous les laissez à quelqu'un d'autres ou voulez- vous en occuper?
La morale de cette histoire: soyez le plus autonome et le plus connaissant possible face au web.
Si vous avez besoin de ressources pour vous accompagner, je peux vous en référer.
En terminant, avez-vous déjà eu de bonnes ou mauvaises expériences avec un fournisseur (prière de ne pas les nommer)? Quels ont été vos apprentissages? Avez-vous cherché conseils pour faire les bons choix? Quelles étaient vos préoccupations?
Autres articles et sites intéressants
Sérenpidité Site de Josée Plamondon
Les avantages et inconvénients des logiciels libres vs propriétaires par Jonathan Lessard
Les sept questions à poser à votre agence web par Marc Poulin pour Rézo Point Zéro
Protégez votre nom de domaine par Benoît Descary
Un Manifeste pour ne pas perdre la tête sur les réseaux sociaux en 2012!
Juste avant Noël, j'ai eu l'occasion de lire, A Social Sanity Manifesto for 2012 publié dans le Harvard Business Review. Dans cet article, Alexandra Samuel nous suggère d'adhérer à un manifeste afin de rendre plus 'humaine' notre présence sur les réseaux sociaux, et d'être moins axé sur la performance. Il me fait plaisir de partager avec vous les dix engagements du Manifeste. Voici le manifeste en traduction et adaptation libre:
A Social Sanity Manifesto for 2012 by Alexandra Samuel
(Ma traduction: Un manifeste pour ne pas perdre la tête sur les réseaux sociaux en 2012)
En adhérant à ce manifeste, on s'engage à:
1. Détruire son compte Klout
Tout à fait d'accord! Klout est un réseau qui mesure notre (soi-disant) influence sur les réseaux sociaux. Je n'y crois pas une seconde. Tellement subjectif cet outil. Il se base sur notre 'performance' (nombre d'adeptes, de publications, etc). Je n'ai aucun problème avec cet engagement. (Avis aux intéressés, j'ai détruit mon compte.)
2. Sur LinkedIn, n'accepter que des demandes d'individus que l'on a envie d'aider
Pas tout à fait d'accord. LinkedIn est mon réseau préféré. J'ai de plus en plus de demandes de gens que je ne connais pas et je les accepte pour la plupart. Je leur demande toujours ce qui les a incité à communiquer avec moi. Les réponses que je reçois sont toujours intéressantes et rassurantes. Les gens me semblent sincères. Pourquoi je les accepte? Parce que mon expérience sur LinkedIn est positive. J'ai réussi à y faire des connaissances nouvelles que j'apprécie et à connaître davantage de gens et d'organisations. J'aime connaître les gens, d'en apprendre sur eux, (qualités, intérêts, compétences). Je peux par contre très bien comprendre que certaines personnes veulent restreindre le nombre de relations qu'ils entretiennent. Des fois, trop c'est comme pas assez. Je connais des gens qui font le tri régulièrement de leurs relations sur LinkedIn afin de 'connecter' avec des gens qui partagent leurs intérêts, objectifs, etc.
3. Ne pas juger les autres selon leurs données 'métriques' (on-line metrics)
Tout à fait d'accord. Les gens qui ont 10 000 followers ne m'impressionnent pas pour autant. Ce qui importe pour moi, c'est d'être en contact avec des gens intéressants.
4. Ne pas tomber dans le piège des données 'métriques' (on-line metrics)
Tout à fait d'accord. Je ne 'suis' pas tout le monde qui me suit et je n'ai aucunement l'intention de suivre des gens pour qu'ils deviennent mes adeptes à moi. Si je ne suis pas assez intéressante pour les rejoindre, ben j'ai d'autres croûtes de pain à manger! Comme le dit si bien Alexandra, je veux croître de façon 'organique' à savoir naturelle!
5. Ne pas s'abonner inutilement à des sites 'meme', c'est-à-dire des sites où on lance des sujets sous forme de question. (Score-based meme)
Pas certaine de celui là. (voici le texte anglais: I will not click on any score-based meme. I don't need to add any more numbers to my internal (or external) dashboard.) Quelqu'un peut l'expliquer?
6. Lorsqu'on fait un 'check-in', le faire avec une intention authentique.
Tout à fait d'accord. Plusieurs sites tel Foursquare peuvent être utilisés avec indifférence. Alexandra propose que notre intention soit authentique. On n'a pas tous besoin d'un 'macaron' ou d'un statut de 'maire' pour que notre sortie en vaille la peine.
7. Ignorer son classement ou rang (ratings)
Tout à fait en accord. Alexandra suggère de complètement ignorer notre classement ou rang. Le nombre de 'J'aime' sur notre Page Facebook n'est pas ce qui compte. Ce qui importe ce sont les personnes qui ont apprécié l'information que l'on publie et ce qu'ils en pensent.
8. Vérifier ses données analytiques de notre site au maximum une fois par semaine.
Pas tout à fait d'accord. Cela n'est pas vraiment applicable à des entreprises ou des individus qui ont lancé des campagnes. Ce qu'Alexandra veut dire je crois, c'est qu'il ne faut pas trop s'attarder à ces données et trop les percevoir comme un moyen de validation.
9. Ne pas se comparer à d'autres individus
Tout à fait d'accord. C'est l'engagement que je trouve le plus intéressant avec celui à venir (no 10). Cela veut dire ne pas comparer ses 'scores', ses 'rangs', ses 'J'aime'. Ne pas utiliser toute sorte d'outils pour se comparer. Ça donne quoi au fond?
10. Fixer vos propres références (benchmarks)
Tout à fait d'accord. C'est le plus important d'après moi. Il faut travailler sur la base de nos propres objectifs et nos propres références. On ne peut pas tous être marathoniens du jour au lendemain, mais on peut bâtir progressivement sa présence. L'important c'est de voir des progrès.
Conclusion
En adhérant à ce Manifeste ou certaines de ces composantes, on peut effectivement rendre les réseaux sociaux plus humains, plus authentiques et rompre avec la culture de performance. Les réseaux sociaux sont après tout social, n'est-ce pas? Je choisis donc d'adopter le manifeste et je m'engage à continuer à développer ma présence sur le web de manière authentique, et axée sur les vraies relations humaines et non pas trop me soucier de performance! Ensemble on peut faire une différence!
Quels sont vos engagements qui vous désirez prendre en 2012?
Autres liens
http://www.alexandrasamuel.com/
LinkedIn- Bonnes pratiques avec Jean-Pierre Dubé
Blogue de Josée Plamondon (Sérendipité) qui m'a permis de découvrir l'article du HBR. Merci Josée!
Si vous aimez cet article, pourquoi ne pas le partager?
Mon Cher Watson, l’alter-égo fort et utile de Sophie Marchand
J'aime Sophie Marchand pour plusieurs raisons. Tout comme moi, elle est travailleure autonome. Elle blogue sur MonCherWatson.com et a intégré les réseaux sociaux à sa stratégie d'affaires avec intelligence et doigté. Elle a choisi WordPress.com comme plateforme pour bloguer. (En passant, son blogue génère plus de 800 visites par jour ce qui est remarquable). Bref, Sophie Marchand a réussi à bâtir sa place sur le Web rapidement de façon très intéressante et dynamique. Un exemple à suivre! J'ai bien sûr voulu lui parler pour en connaître davantage sur son approche.
Travailleure autonome depuis presqu'un an, elle détient une maîtrise scientifique en Finances (M.Sc. Finances) et un titre comptable. Elle a occupé divers postes en finances pendant près de 10 ans au sein de différentes entreprises. Son constat: côté finances, les entreprises utilisent très peu les outils qui pourraient les rendre plus performantes et plus efficaces. Cela a été une déception. <Je me suis rendue compte que l'efficacité au travail n'était pas telle que je l'avais ressentie quand j'étais aux études. Je me suis donc mis à construire des outils par moi-même qui ont finalement séduit mes collègues et d'autres entreprises>. Cela lui a permis de découvrir sa vraie spécialisation, sa vraie passion: la modélisation d'affaires, les modèles financiers et les outils qui tournent autour! Elle s'est donc lancé à son compte.
Le défi de travailleur autonome, développer ses affaires!
Le premier défi des travailleurs autonomes est de trouver des clients. (voir mon article sur le sujet). Comment faire? Sophie a bien réfléchi à son approche et a décidé de bâtir sa stratégie de développement des affaires autour de son blogue. <Le blogue m'est apparu comme la solution la plus proche de ma personnalité, le meilleur outil de promotion pour moi. J'aime beaucoup les communications, surtout l'écrit, et c'est aussi bon pour moi du côté formation. > Je suis très en accord avec cette approche. Les points de vues sont variés sur cette question, mais pour moi, un blogue ou un site dynamique doit devenir le point d'ancrage de sa présence web. On veut y accueillir la conversation, même si celle-ci peut à l'occasion se dérouler sur d'autres réseaux sociaux. N'en demeure pas moins, que chaque entreprise, ou chaque travailleur autonome a tout à gagner en ayant sa propre maison.
Pourquoi WordPress.com? Pour être complètement autonome!
Étant très autodidacte, Sophie a fait bien des recherches avant de fixer son choix sur WordPress.com. <Je voulais vraiment avoir un site que je pouvais gérer moi-même. Je ne voulais pas avoir à contacter un programmeur ou designeur web le temps venu de faire des changements. J'ai trouvé WordPress. Je me suis rendue compte que c'était la plateforme la plus populaire et la plus performante. Cela m'apparaissait comme la bonne solution pour moi.>
WordPress.com est une plateforme technologique qui vous permet de créer gratuitement votre blogue. En date de novembre, plus de 65 millions de blogues sont créés par WordPress.com. C'est énorme. WordPress, c'est aussi bien plus qu'un outil de création de site, c'est une entreprise qui a à coeur des valeurs communautaires et qui rend disponible à ses clients une multitude d'outils (forums de discussions, support technique, etc.).
Comment aborder WordPress.com?
Sophie a choisi de progressivement assimiler l'outil. Au début, elle utilisait l'outil très simplement, donc elle avait un thème de base et elle publiait ses articles. Bref, une approche très traditionnelle. Avec le temps, cela a changé: <Puis, je me suis mise à explorer les différentes fonctionnalités de mon thème et j'ai découvert que je pouvais faire des sondages, ajouter des formulaires. Je me suis mis à beaucoup aimé la plateforme et en exploiter les différentes fonctionnalités.>
Quoi faire en cas de problèmes?
Pour beaucoup de gens, apprivoiser un nouvel outil est un peu angoissant, particulièrement s'il s'agit de notre propre blogue. J'ai donc demandé à Sophie comment elle s'y prenait lorsqu'elle avait des 'problèmes' avec WordPress. <Au début, je faisais de la recherche sur Google, puis quand je n'avais pas la réponse que je souhaitais, j'allais sur les forums de WordPress. J'ai été très satisfaite. Les réponses fournies ainsi que l'équipe WordPress étaient très bonnes. Ils font un très bon travail.>
Pour optimiser WordPress.com, il faut y mettre du temps pour comprendre toutes les possibilités qui nous sont offertes. WordPress.com est en constante évolution et notre site peut l'être également. Cela demande une certaine appréciation de l'outil. Par exemple, on peut choisir d'intégrer progressivement les options payantes.
Sophie n'a pas pris d'options payantes (nom de domaine, espace supplémentaires, site sans pub, etc). Elle a fait l'analyse des options et à découvert que les fonctionnalités gratuites comblaient bien ses besoins à ce moment-ci. <Je pensais atteindre rapidement les limites d'espace et finalement ce n'est pas le cas. Je publie trois billets par semaine. Ils offrent cette option pour de l'espace supplémentaires.>
Sophie est parfaitement satisfaite de son site WordPress.com. <Cela m'a donné exactement ce que je voulais, c'est-à-dire avoir le plein contrôle de ma plateforme. Je trouve cela très souple. Si je décide de changer la page d'accueil ou changer le contenu de mes colonnes, je peux facilement le visualiser et le réaliser. Pour moi c'est un très grand avantage.>
LinkedIn et Twitter génèrent des visites sur le blogue et des clients!
Je ne peux pas passer sous silence le travail extraordinaire que Sophie fait sur LinkedIn. Elle a même créé son propre groupe de discussion, <Groupe de partage d'outil de travail>. <Au début, je voyais LinkedIn comme une plateforme où on diffuse son profil au cas où, mais là, je le vois comme un lieu de réseautage. La journée où j'ai créé mon propre groupe et commencé à interagir sur d'autres groupes, j'ai vu la différence, tant pour mon blogue que pour mes affaires.>
Sur LinkedIn, Sophie propose des contenus très concrets, des outils, des sujets spécifiques. Cela amène des discussions spécifiques et rejoints un publique cible. Quant à Twitter @mon_cher_watson, elle s'en sert davantage comme outil pour propager son contenu, mais encore là, elle a réussi à trouver de nouveaux clients. <Twitter, j'ai l'impression des fois de mieux cibler ma clientèle.>
Les trois conseils de Sophie Marchand aux PME!
Commencer à bâtir votre présence avec un blogue. <Le blogue, utilisez la plateforme de création de contenus pour publier et les médias sociaux pour des fins plus promotionnelles. Le blogue, on peut avoir peur du temps ou de la complexité que cela représente, mais en fait c'est simple, cela a une portée assez considérable. Le blogue permet de se concentrer sur les sujets d'expertise et d'être plus stratégique.>
Le temps investi pour développer ses affaires est aussi bon et profitable s'il est fait par le web. <C'est vrai que ça prend du temps, mais c'est comme n'importe quelle action de développement des affaires, un 5 à 7 prend du temps aussi.>
Pour publier, lier vos articles à vos activités professionnelles. <En terme de création de contenu, j'essais de lier les sujets à mes opérations. Par exemple, si je suis sur un mandat qui traite de telle ou telle problématique, j'en profite pour en parler. Cela me permet d'avoir des billets qui soient faciles à rédiger parce que je suis dedans. > En passant, je fais exactement la même chose que Sophie.
Conclusion
WordPress.com est un outil gratuit, convivial. En collaboration avec Détail Formation, j'offre de la formation sur comment créer son site wordpress.com gratuitement. N'hésitez pas à communiquer avec moi pour plus d'information. Pourquoi ne pas vous en servir, surtout si vous n'avez pas de site ou si vous envisagez de lancer un blogue.
Optiboutiq, Pour une vision unique des réseaux sociaux!
Optiboutiq est une lunetterie qui a pignon sur l'Avenue Cartier à Québec depuis 30 ans. En 2010, Johanne Ross, propriétaire de l'entreprise, a décidé de passer à l'action et a commencé à intégrer les réseaux sociaux à ses pratiques d'affaires. Voici comment elle s'y est pris.
Quand le marketing traditionnel ne donne plus les résultats escomptés, on innove!
Optiboutiq est reconnu pour la qualité de ses produits et de son service. Plus de 85% des inventaires sont des exclusivités. Pour offrir ce type de produit, il faut avoir une longueur d'avance sur les autres et être bien au fait des nouvelles tendances. Cela nécessite beaucoup de voyages et un sens de l'observation très développé. En plus de voir de belles montures, Mme Ross a bien vu lors de ces nombreux déplacements en Europe et ailleurs que les réseaux sociaux sont bien en place. <Je me suis dit qu'est-ce que je peux faire pour profiter de cette vitrine.>
Elle prend conscience aussi qu'elle dépense son budget marketing essentiellement dans les mêmes médias d'année en année, mais que les résultats sont de moins en moins intéressants. <L'impact de la radio, des journaux, maintenant les gens vont sur l'internet et écoute leur Ipod, c'est plus difficile de rejoindre une nouvelle clientèle. Je me suis dit pourquoi ne pas me tourner vers les réseaux sociaux?> Pourtant, elle n'y connaissait rien.
Elle a donc choisi de <donner un grand coup> et a décidé de consacrer une bonne partie de son budget publicitaire annuel à l'embauche d'une ressource professionnelle, Geneviève Sorel, qui aura pour mandat de 'mettre la table' pour Optiboutiq.
Comment s'y prendre: S'informer et aller chercher l'expertise pour bâtir sa place
Mme Ross avait déjà assisté à deux ou trois conférences sur les réseaux sociaux qui étaient offertes par la Chambre de commerce et par différents intervenants très impliqués. Elle connaissait déjà Geneviève et savait qu'elle connaissait les réseaux sociaux. Ainsi, elle lui proposa un mandat d'un an pour développer le site web pour Optiboutiq ainsi que créer et gérer les comptes sur certains réseaux sociaux, dont Facebook, LinkedIn et Twitter. En plus, préparer le transfert de compétences avant la fin du mandat. Un très beau projet.
L'art de mettre la table pour Optiboutiq, selon Geneviève!
Pour commencer, Geneviève a élaboré un plan marketing pour l'entreprise. Elle a pris le temps de voir ce qui se passe dans ce marché, y compris ailleurs dans le monde. Elle a regardé de très près l'ensemble des besoins et des objectifs de l'entreprise en terme marketing. Avec son plan en main, elle a pris le temps de sensibiliser toute l'équipe d'Optiboutiq à cette démarche nouvelle, puis, elle a débuté les projets issus de son mandat.
Voilà une très belle approche! Les réseaux sociaux affectent tous les aspects d'une entreprise, allant du service à la clientèle, aux ventes jusqu'aux relations publiques. C'est bien important d'avoir une vue d'ensemble et de s'assurer que tout le monde est au courant.
Le choix des outils: Facebook, un choix naturel qui mobilise l'équipe!
Après consultation avec des professionnels du milieu, Geneviève a recommandé WordPress pour le développement du site. Excellent choix, car cette plateforme est évolutive et même si l'entreprise en fait une utilisation plus conventionnelle pour l'instant, rien n'empêche le développement du site par l'ajout de fonctionnalités nouvelles dans le temps.
Quant aux réseaux sociaux, elle a aussi créé un compte Twitter (@optiboutiq) et une page d'Entreprise sur LinkedIn. Mais Facebook prend la place centrale. C'est à cet endroit que Geneviève veut que la conversation se réalise et elle a bien positionné l'utilisation de la Page Optiboutiq: <C'est important pour moi d'y aller 90% diffusion versus 10% promotion. Je ne veux pas diminuer le volet promotion, mais l'idée c'est de créer un lien de confiance avec nos clients et prospects, afin d'établir une conversation avec eux, savoir ce qu'ils aiment et ce qu'ils n'aiment pas.>
Elle veut aussi que ce soit un projet d'équipe, c'est-à-dire que le personnel d'Optiboutiq comprenne l'outil, son fonctionnement et comment ils peuvent y collaborer.<J'ai encouragé les gens à faire part de leurs idées et à eux-mêmes partager des informations. Apprendre sur le tas, c'est une bonne façon d'apprendre. Je ne voulais pas que les gens ne fassent que m'envoyer des choses à partager, je voulais qu'ils s'impliquent, qu'ils apprennent l'outil. Bref, je voulais que cette culture s'installe dans l'entreprise.>
Dans cette perspective, elle a pris le temps d'installer un fil RSS sur tous les ordinateurs du bureau. Tout le personnel reçoit automatiquement les mises à jour de la Page. <Tout le monde n'as pas un profil sur Facebook. Pour moi c'était de garder cela le plus simple possible pour tout le monde, tout en ayant du plaisir. Ca s'est fait un peu naturellement.>
Éduquer le personnel sur l'utilisation des médias sociaux, c'est important!
Geneviève a aussi pris le temps d'éduquer l'équipe sur l'utilisation des médias sociaux. <Certaines personnes ne sont pas tout à fait conscientes du fait, qu'une fois qu'on publie, même sur notre profil personnel, on n'a plus le contrôle. J'ai donc pris du temps pour expliquer ces impacts. On peut être tenté de parler de notre journée au travail sur Facebook, mais il faut que les employés comprennent qu'ils sont des ambassadeurs de l'entreprise qu'ils le veulent ou non.>
Faire connaître la Page Facebook, une démarche en soi!
On voudrait tous que nos adeptes descendent du ciel, mais il n'en est pas ainsi. Geneviève a donc proposé différents moyens de faire connaître la Page de l'entreprise. <À chaque achat, on remet une carte postale Facebook avec un code Qr. Tout ce qui est pub dans le Soleil, les événements, on affiche notre logo et notre Page.> De plus, la Publicité Facebook permet d'accroître leur nombre d'adeptes. Selon Geneviève, ça vaut vraiment la peine. <Je pense que pour n'importe quelle petite entreprise, ça vaut la peine, Ça coûte rien comparativement à ce que coûte la publicité écrite. On a la possibilité de cibler notre vraie publique, celui qui nous intéresse vraiment. L'outil était très convivial et simple à utiliser.>
Les belles surprises du patron: Rallier ses passions à l'animation de réseaux sociaux!
Un des défis d'intégrer les réseaux sociaux, c'est d'y trouver du plaisir. Comme toute chose dans la vie, si on agit à contre-coeur, c'est plus lourd. Par contre, si on adore ce que l'on fait, cela facilite tellement la chose. Avec Facebook, Mme Ross a vite réalisé qu'elle serait en mesure de rallier sa passion pour la photo avec l'animation de sa Page.
<J'ai toute de suite eu la réflexion que j'allais pouvoir utiliser ma passion pour la photo pour alimenter ma Page Facebook. Donc, quand je visite des shows à Milan ou à Paris, ou à New York, je crée ce que j'appelle des 'street style'. Par exemple, récemment j'ai pu assister au défilé de mode de Michael Kors à New York, j'ai pris des photos. Ce n'est pas nécessairement toujours liée à la lunette, mais à la mode et aux nouvelles tendances. Il m'arrive de croiser des gens qui ont des styles très particuliers et je leur demande si je peux les prendre en photo et mettre la photo sur ma page Facebook. Récemment, j'ai pris une photo de deux jeunes blogueurs professionnels et ils m'ont dit qu'ils faisaient ça eux aussi.>
Ces photos permettent aussi de faire valoir les contributions sociales de l'entreprise. Lors d'un événement bénéfice organisé par Fauteuil pour Deux, <J'ai pu prendre des photos avec Marie Laberge et Jean-Claude Poitras. J'ai parlé de cette soirée qui était fait au profit d'une Fondation. Mes clients ont pu être sensibilisé à cette oeuvre là. C'est une façon de s'entraider entre commerçants et organisations. >
La question qui tue? Êtes-vous satisfaite des résultats?
Pour Mme Ross, la réponse vient facilement. Oui, grâce aux réseaux sociaux, ils ont obtenu de nouveaux clients. Dans un cas, un nouvel adepte de la Page a parlé en termes très élogieux de l'entreprise à ces 2000 amis Facebook. Que c'est le beau le pouvoir viral des réseaux sociaux!
<Je suis très satisfaite de mes choix. Cela m'a vraiment ouvert à une nouvelle façon de faire. Comme petite entreprise, je n'aurais pas pu garder une ressource comme Geneviève de façon permanente. Elle a eu des mandats très précis. Je suis très satisfaite d'avoir investi dans ce projet pour un an. Maintenant, nous avons ce dont nous avons besoin pour assurer notre place sur le Web.>
Je félicite Geneviève Sorel pour l'excellent travail qu'elle a réalisé. Depuis son mandat, elle occupe un poste de coordonnatrice chez Capital Image, une agence de communications.
Comment Catherine Morissette a su marier trois passions: droit, TI et médias sociaux!
Un jour en 2009, Catherine Morissette est devenue CatAvocate sur Twitter. Sans le savoir, et sans trop d’attentes, cette identité virtuelle lui a permis de bâtir sa réputation en tant qu’avocate au service des entreprises spécialisées en technologie de l’information et de poursuivre sa mission de vulgariser le droit pour le commun des mortels. Aujourd’hui, près de 75% de sa clientèle d’affaires lui provient directement de sa présence web, notamment par le biais de Twitter. Qui aurait pu prédire un tel résultat pour une avocate qui retournait à la profession après un congé de maternité et un passage en politique provinciale? Cela prouve la théorie, on peut tous être gagnant en faisant un bon usage des médias sociaux!
VÉTIQ (Voix des entrepreneurs en TI de Québec).> La VETIQ est un organisme à but non lucratif dynamique qui organise beaucoup d'activités qui permettent aux gens de se réunir. Ils organisent un Startup Camp, un WebCamp, et d'autres activités.. Elle a même eu des clients via Twitter qu’elle n’a pas encore rencontré en personne!
Louis Masson, est très sensibilisé aux Médias sociaux, au web. Le DG du barreau à son blogue. Il se passe quelque chose, même si c'est timide. Certains avocats ont des réserves quant à l’idée d'émettre des opinions juridiques sur le web, ce que j'essais toujours d'éviter de faire moi-même. Il ne faut pas aller trop loin dans des analyses lorsqu'on n’a pas tous les faits dans les mains. <De façon générale, je suis capable de dire, voici ce que dit la loi. Est-ce que cela s'applique à votre situation? Je ne peux pas vous le dire. Je me protège comme dans n'importe quelle situation que ce soit la radio, la télé ou autre. Il faut être prudent, des fois c'est frustrant. Mais on a des obligations professionnelles. >
Lévesque Lavoie avec pour mandat de recréer ce que elle a fait pour elle-même à l’échelle du cabinet. Grâce à elle, Lévesque Lavoie a maintenant un site et
un blogue Wordpress, Page Facebook, un profil d'entreprise sur LinkedIn, un compte Twitter @levesquelavoie. Ce contexte est idéal pour Catherine, comme elle ne plaide pas, elle peut référer ses clients à ses collègues. <C'est le fun de pouvoir partager avec les collègues. J'ai le goût de faire du web tout en étant avocate. Le projet fait l'affaire de tout le monde. C'est une super gang ici.>
*Un article dans le Journal Le Soleil l’avait un peu nommé l'avocate 2.0 de Québec et cela a vraiment été presqu'un titre honorifique pour elle. Elle en a été très touchée. Aujourd’hui, elle est régulièrement sollicitée pour commenter l’actualité juridique en lien avec le web. Félicitations Catherine!





Commentaires récents