Récemment, j'ai eu l'occasion de lire le livre de Philip Kotler, Marketing 3.0, From Products to Customers to the Human Spirit publié en 2010. Je me suis posée beaucoup de questions au fil des ans quant à son avenir, comment il allait continuer sa transformation. Je travaille en marketing depuis 15 ans c'est normal. Je peux [...]
Marketing 3.0, une approche fort intéressante, plus humaine de Philip Kotler!
I’m going to WordCamp! WordCampBoston, here I come!
I've got my badge for the upcoming WordcampBoston. Here's why I want to be there. Last year, I decided to 'walk my talk' and become a true Web 2.0 practitioner. I'd had it with theory alone, and wanted to experience it myself so I launched my own blog, became a modest Twitter (via Hootsuite), and [...]
About Six Pixels of Separation, the book…
Let's start by saying that Six Pixels of Separation is a worthwhile read. If you don't believe me, click here and check out all the terrific reviews it has gotten since it was launched last summer. Written by Mitch Joel, Canada's Digital Marketing Rock Star as many say is a book where you can find [...]
Communication non violente, marketing et Whuffie, Pardon?!?
Tous les ans, j’investis dans ma formation, en alternance en développement professionnel ou en développement personnel. En 2008, j’envisageais une formation professionnelle, mais je ne trouvais rien qui m’interpellait vraiment. Voilà que trois personnes différentes me parlent de la formation en Communication non violente (CNV pour les initiés). La CNV m’était totalement inconnue. Je fais quelque [...]
Thank you Mitch Joel!
Mitch Joel, I will be forever grateful to Mitch Joel, President of Twist Image. In 2007, he was the lecturer at the Canadian Marketing Association E-Marketing Certificate Course which I took. Essentially, the guy woke me up to a new world and got me dancing again. I’d been working in marketing for close to 10 [...]
Michelle Blanc – la grande bloggeuse!
Encore une fois, c'est Mitch Joel President of Twist Image qui m'a fait connaître Michelle Blanc. Il l'a invité à notre dernière rencontre du Canadian Marketing Association E-Marketing Certificate Course. Il participait à un petit panel sur le blog avec d'autres chevronnés du milieu à Montréal. C'est à partir de ce moment là que j'ai [...]
Why TED matters to me?
What is TED? TED is a nonprofit organization devoted to Ideas Worth Spreading. It started out as a conference bringing together people from three worlds: Technology, Entertainment, Design. Since then its scope has become ever broader. Why does TED matter to me? Because it keeps me in touch with new ideas, new things and extraordinary [...]
Mes lectures – été 2009
Millénium…. La trilogie. J’ai résisté à l’idée de faire comme tout le monde sur le train, dans le métro, chez Costco…. puis j’ai vu le film. J’ai vraiment beaucoup aimé. Me voilà donc vendu à la série. Un coup de chance, j’ai acheté la série dans une vente de garage à 20$ pour les trois [...]
Dernières nouvelles
Un Manifeste pour ne pas perdre la tête sur les réseaux sociaux en 2012!
Juste avant Noël, j'ai eu l'occasion de lire, A Social Sanity Manifesto for 2012 publié dans le Harvard Business Review. Dans cet article, Alexandra Samuel nous suggère d'adhérer à un manifeste afin de rendre plus 'humaine' notre présence sur les réseaux sociaux, et d'être moins axé sur la performance. Il me fait plaisir de partager avec vous les dix engagements du Manifeste. Voici le manifeste en traduction et adaptation libre:
A Social Sanity Manifesto for 2012 by Alexandra Samuel
(Ma traduction: Un manifeste pour ne pas perdre la tête sur les réseaux sociaux en 2012)
En adhérant à ce manifeste, on s'engage à:
1. Détruire son compte Klout
Tout à fait d'accord! Klout est un réseau qui mesure notre (soi-disant) influence sur les réseaux sociaux. Je n'y crois pas une seconde. Tellement subjectif cet outil. Il se base sur notre 'performance' (nombre d'adeptes, de publications, etc). Je n'ai aucun problème avec cet engagement. (Avis aux intéressés, j'ai détruit mon compte.)
2. Sur LinkedIn, n'accepter que des demandes d'individus que l'on a envie d'aider
Pas tout à fait d'accord. LinkedIn est mon réseau préféré. J'ai de plus en plus de demandes de gens que je ne connais pas et je les accepte pour la plupart. Je leur demande toujours ce qui les a incité à communiquer avec moi. Les réponses que je reçois sont toujours intéressantes et rassurantes. Les gens me semblent sincères. Pourquoi je les accepte? Parce que mon expérience sur LinkedIn est positive. J'ai réussi à y faire des connaissances nouvelles que j'apprécie et à connaître davantage de gens et d'organisations. J'aime connaître les gens, d'en apprendre sur eux, (qualités, intérêts, compétences). Je peux par contre très bien comprendre que certaines personnes veulent restreindre le nombre de relations qu'ils entretiennent. Des fois, trop c'est comme pas assez. Je connais des gens qui font le tri régulièrement de leurs relations sur LinkedIn afin de 'connecter' avec des gens qui partagent leurs intérêts, objectifs, etc.
3. Ne pas juger les autres selon leurs données 'métriques' (on-line metrics)
Tout à fait d'accord. Les gens qui ont 10 000 followers ne m'impressionnent pas pour autant. Ce qui importe pour moi, c'est d'être en contact avec des gens intéressants.
4. Ne pas tomber dans le piège des données 'métriques' (on-line metrics)
Tout à fait d'accord. Je ne 'suis' pas tout le monde qui me suit et je n'ai aucunement l'intention de suivre des gens pour qu'ils deviennent mes adeptes à moi. Si je ne suis pas assez intéressante pour les rejoindre, ben j'ai d'autres croûtes de pain à manger! Comme le dit si bien Alexandra, je veux croître de façon 'organique' à savoir naturelle!
5. Ne pas s'abonner inutilement à des sites 'meme', c'est-à-dire des sites où on lance des sujets sous forme de question. (Score-based meme)
Pas certaine de celui là. (voici le texte anglais: I will not click on any score-based meme. I don't need to add any more numbers to my internal (or external) dashboard.) Quelqu'un peut l'expliquer?
6. Lorsqu'on fait un 'check-in', le faire avec une intention authentique.
Tout à fait d'accord. Plusieurs sites tel Foursquare peuvent être utilisés avec indifférence. Alexandra propose que notre intention soit authentique. On n'a pas tous besoin d'un 'macaron' ou d'un statut de 'maire' pour que notre sortie en vaille la peine.
7. Ignorer son classement ou rang (ratings)
Tout à fait en accord. Alexandra suggère de complètement ignorer notre classement ou rang. Le nombre de 'J'aime' sur notre Page Facebook n'est pas ce qui compte. Ce qui importe ce sont les personnes qui ont apprécié l'information que l'on publie et ce qu'ils en pensent.
8. Vérifier ses données analytiques de notre site au maximum une fois par semaine.
Pas tout à fait d'accord. Cela n'est pas vraiment applicable à des entreprises ou des individus qui ont lancé des campagnes. Ce qu'Alexandra veut dire je crois, c'est qu'il ne faut pas trop s'attarder à ces données et trop les percevoir comme un moyen de validation.
9. Ne pas se comparer à d'autres individus
Tout à fait d'accord. C'est l'engagement que je trouve le plus intéressant avec celui à venir (no 10). Cela veut dire ne pas comparer ses 'scores', ses 'rangs', ses 'J'aime'. Ne pas utiliser toute sorte d'outils pour se comparer. Ça donne quoi au fond?
10. Fixer vos propres références (benchmarks)
Tout à fait d'accord. C'est le plus important d'après moi. Il faut travailler sur la base de nos propres objectifs et nos propres références. On ne peut pas tous être marathoniens du jour au lendemain, mais on peut bâtir progressivement sa présence. L'important c'est de voir des progrès.
Conclusion
En adhérant à ce Manifeste ou certaines de ces composantes, on peut effectivement rendre les réseaux sociaux plus humains, plus authentiques et rompre avec la culture de performance. Les réseaux sociaux sont après tout social, n'est-ce pas? Je choisis donc d'adopter le manifeste et je m'engage à continuer à développer ma présence sur le web de manière authentique, et axée sur les vraies relations humaines et non pas trop me soucier de performance! Ensemble on peut faire une différence!
Quels sont vos engagements qui vous désirez prendre en 2012?
Autres liens
http://www.alexandrasamuel.com/
LinkedIn- Bonnes pratiques avec Jean-Pierre Dubé
Blogue de Josée Plamondon (Sérendipité) qui m'a permis de découvrir l'article du HBR. Merci Josée!
Si vous aimez cet article, pourquoi ne pas le partager?
Mon Cher Watson, l’alter-égo fort et utile de Sophie Marchand
J'aime Sophie Marchand pour plusieurs raisons. Tout comme moi, elle est travailleure autonome. Elle blogue sur MonCherWatson.com et a intégré les réseaux sociaux à sa stratégie d'affaires avec intelligence et doigté. Elle a choisi WordPress.com comme plateforme pour bloguer. (En passant, son blogue génère plus de 800 visites par jour ce qui est remarquable). Bref, Sophie Marchand a réussi à bâtir sa place sur le Web rapidement de façon très intéressante et dynamique. Un exemple à suivre! J'ai bien sûr voulu lui parler pour en connaître davantage sur son approche.
Travailleure autonome depuis presqu'un an, elle détient une maîtrise scientifique en Finances (M.Sc. Finances) et un titre comptable. Elle a occupé divers postes en finances pendant près de 10 ans au sein de différentes entreprises. Son constat: côté finances, les entreprises utilisent très peu les outils qui pourraient les rendre plus performantes et plus efficaces. Cela a été une déception. <Je me suis rendue compte que l'efficacité au travail n'était pas telle que je l'avais ressentie quand j'étais aux études. Je me suis donc mis à construire des outils par moi-même qui ont finalement séduit mes collègues et d'autres entreprises>. Cela lui a permis de découvrir sa vraie spécialisation, sa vraie passion: la modélisation d'affaires, les modèles financiers et les outils qui tournent autour! Elle s'est donc lancé à son compte.
Le défi de travailleur autonome, développer ses affaires!
Le premier défi des travailleurs autonomes est de trouver des clients. (voir mon article sur le sujet). Comment faire? Sophie a bien réfléchi à son approche et a décidé de bâtir sa stratégie de développement des affaires autour de son blogue. <Le blogue m'est apparu comme la solution la plus proche de ma personnalité, le meilleur outil de promotion pour moi. J'aime beaucoup les communications, surtout l'écrit, et c'est aussi bon pour moi du côté formation. > Je suis très en accord avec cette approche. Les points de vues sont variés sur cette question, mais pour moi, un blogue ou un site dynamique doit devenir le point d'ancrage de sa présence web. On veut y accueillir la conversation, même si celle-ci peut à l'occasion se dérouler sur d'autres réseaux sociaux. N'en demeure pas moins, que chaque entreprise, ou chaque travailleur autonome a tout à gagner en ayant sa propre maison.
Pourquoi WordPress.com? Pour être complètement autonome!
Étant très autodidacte, Sophie a fait bien des recherches avant de fixer son choix sur WordPress.com. <Je voulais vraiment avoir un site que je pouvais gérer moi-même. Je ne voulais pas avoir à contacter un programmeur ou designeur web le temps venu de faire des changements. J'ai trouvé WordPress. Je me suis rendue compte que c'était la plateforme la plus populaire et la plus performante. Cela m'apparaissait comme la bonne solution pour moi.>
WordPress.com est une plateforme technologique qui vous permet de créer gratuitement votre blogue. En date de novembre, plus de 65 millions de blogues sont créés par WordPress.com. C'est énorme. WordPress, c'est aussi bien plus qu'un outil de création de site, c'est une entreprise qui a à coeur des valeurs communautaires et qui rend disponible à ses clients une multitude d'outils (forums de discussions, support technique, etc.).
Comment aborder WordPress.com?
Sophie a choisi de progressivement assimiler l'outil. Au début, elle utilisait l'outil très simplement, donc elle avait un thème de base et elle publiait ses articles. Bref, une approche très traditionnelle. Avec le temps, cela a changé: <Puis, je me suis mise à explorer les différentes fonctionnalités de mon thème et j'ai découvert que je pouvais faire des sondages, ajouter des formulaires. Je me suis mis à beaucoup aimé la plateforme et en exploiter les différentes fonctionnalités.>
Quoi faire en cas de problèmes?
Pour beaucoup de gens, apprivoiser un nouvel outil est un peu angoissant, particulièrement s'il s'agit de notre propre blogue. J'ai donc demandé à Sophie comment elle s'y prenait lorsqu'elle avait des 'problèmes' avec WordPress. <Au début, je faisais de la recherche sur Google, puis quand je n'avais pas la réponse que je souhaitais, j'allais sur les forums de WordPress. J'ai été très satisfaite. Les réponses fournies ainsi que l'équipe WordPress étaient très bonnes. Ils font un très bon travail.>
Pour optimiser WordPress.com, il faut y mettre du temps pour comprendre toutes les possibilités qui nous sont offertes. WordPress.com est en constante évolution et notre site peut l'être également. Cela demande une certaine appréciation de l'outil. Par exemple, on peut choisir d'intégrer progressivement les options payantes.
Sophie n'a pas pris d'options payantes (nom de domaine, espace supplémentaires, site sans pub, etc). Elle a fait l'analyse des options et à découvert que les fonctionnalités gratuites comblaient bien ses besoins à ce moment-ci. <Je pensais atteindre rapidement les limites d'espace et finalement ce n'est pas le cas. Je publie trois billets par semaine. Ils offrent cette option pour de l'espace supplémentaires.>
Sophie est parfaitement satisfaite de son site WordPress.com. <Cela m'a donné exactement ce que je voulais, c'est-à-dire avoir le plein contrôle de ma plateforme. Je trouve cela très souple. Si je décide de changer la page d'accueil ou changer le contenu de mes colonnes, je peux facilement le visualiser et le réaliser. Pour moi c'est un très grand avantage.>
LinkedIn et Twitter génèrent des visites sur le blogue et des clients!
Je ne peux pas passer sous silence le travail extraordinaire que Sophie fait sur LinkedIn. Elle a même créé son propre groupe de discussion, <Groupe de partage d'outil de travail>. <Au début, je voyais LinkedIn comme une plateforme où on diffuse son profil au cas où, mais là, je le vois comme un lieu de réseautage. La journée où j'ai créé mon propre groupe et commencé à interagir sur d'autres groupes, j'ai vu la différence, tant pour mon blogue que pour mes affaires.>
Sur LinkedIn, Sophie propose des contenus très concrets, des outils, des sujets spécifiques. Cela amène des discussions spécifiques et rejoints un publique cible. Quant à Twitter @mon_cher_watson, elle s'en sert davantage comme outil pour propager son contenu, mais encore là, elle a réussi à trouver de nouveaux clients. <Twitter, j'ai l'impression des fois de mieux cibler ma clientèle.>
Les trois conseils de Sophie Marchand aux PME!
Commencer à bâtir votre présence avec un blogue. <Le blogue, utilisez la plateforme de création de contenus pour publier et les médias sociaux pour des fins plus promotionnelles. Le blogue, on peut avoir peur du temps ou de la complexité que cela représente, mais en fait c'est simple, cela a une portée assez considérable. Le blogue permet de se concentrer sur les sujets d'expertise et d'être plus stratégique.>
Le temps investi pour développer ses affaires est aussi bon et profitable s'il est fait par le web. <C'est vrai que ça prend du temps, mais c'est comme n'importe quelle action de développement des affaires, un 5 à 7 prend du temps aussi.>
Pour publier, lier vos articles à vos activités professionnelles. <En terme de création de contenu, j'essais de lier les sujets à mes opérations. Par exemple, si je suis sur un mandat qui traite de telle ou telle problématique, j'en profite pour en parler. Cela me permet d'avoir des billets qui soient faciles à rédiger parce que je suis dedans. > En passant, je fais exactement la même chose que Sophie.
Conclusion
WordPress.com est un outil gratuit, convivial. En collaboration avec Détail Formation, j'offre de la formation sur comment créer son site wordpress.com gratuitement. N'hésitez pas à communiquer avec moi pour plus d'information. Pourquoi ne pas vous en servir, surtout si vous n'avez pas de site ou si vous envisagez de lancer un blogue.
Optiboutiq, Pour une vision unique des réseaux sociaux!
Optiboutiq est une lunetterie qui a pignon sur l'Avenue Cartier à Québec depuis 30 ans. En 2010, Johanne Ross, propriétaire de l'entreprise, a décidé de passer à l'action et a commencé à intégrer les réseaux sociaux à ses pratiques d'affaires. Voici comment elle s'y est pris.
Quand le marketing traditionnel ne donne plus les résultats escomptés, on innove!
Optiboutiq est reconnu pour la qualité de ses produits et de son service. Plus de 85% des inventaires sont des exclusivités. Pour offrir ce type de produit, il faut avoir une longueur d'avance sur les autres et être bien au fait des nouvelles tendances. Cela nécessite beaucoup de voyages et un sens de l'observation très développé. En plus de voir de belles montures, Mme Ross a bien vu lors de ces nombreux déplacements en Europe et ailleurs que les réseaux sociaux sont bien en place. <Je me suis dit qu'est-ce que je peux faire pour profiter de cette vitrine.>
Elle prend conscience aussi qu'elle dépense son budget marketing essentiellement dans les mêmes médias d'année en année, mais que les résultats sont de moins en moins intéressants. <L'impact de la radio, des journaux, maintenant les gens vont sur l'internet et écoute leur Ipod, c'est plus difficile de rejoindre une nouvelle clientèle. Je me suis dit pourquoi ne pas me tourner vers les réseaux sociaux?> Pourtant, elle n'y connaissait rien.
Elle a donc choisi de <donner un grand coup> et a décidé de consacrer une bonne partie de son budget publicitaire annuel à l'embauche d'une ressource professionnelle, Geneviève Sorel, qui aura pour mandat de 'mettre la table' pour Optiboutiq.
Comment s'y prendre: S'informer et aller chercher l'expertise pour bâtir sa place
Mme Ross avait déjà assisté à deux ou trois conférences sur les réseaux sociaux qui étaient offertes par la Chambre de commerce et par différents intervenants très impliqués. Elle connaissait déjà Geneviève et savait qu'elle connaissait les réseaux sociaux. Ainsi, elle lui proposa un mandat d'un an pour développer le site web pour Optiboutiq ainsi que créer et gérer les comptes sur certains réseaux sociaux, dont Facebook, LinkedIn et Twitter. En plus, préparer le transfert de compétences avant la fin du mandat. Un très beau projet.
L'art de mettre la table pour Optiboutiq, selon Geneviève!
Pour commencer, Geneviève a élaboré un plan marketing pour l'entreprise. Elle a pris le temps de voir ce qui se passe dans ce marché, y compris ailleurs dans le monde. Elle a regardé de très près l'ensemble des besoins et des objectifs de l'entreprise en terme marketing. Avec son plan en main, elle a pris le temps de sensibiliser toute l'équipe d'Optiboutiq à cette démarche nouvelle, puis, elle a débuté les projets issus de son mandat.
Voilà une très belle approche! Les réseaux sociaux affectent tous les aspects d'une entreprise, allant du service à la clientèle, aux ventes jusqu'aux relations publiques. C'est bien important d'avoir une vue d'ensemble et de s'assurer que tout le monde est au courant.
Le choix des outils: Facebook, un choix naturel qui mobilise l'équipe!
Après consultation avec des professionnels du milieu, Geneviève a recommandé WordPress pour le développement du site. Excellent choix, car cette plateforme est évolutive et même si l'entreprise en fait une utilisation plus conventionnelle pour l'instant, rien n'empêche le développement du site par l'ajout de fonctionnalités nouvelles dans le temps.
Quant aux réseaux sociaux, elle a aussi créé un compte Twitter (@optiboutiq) et une page d'Entreprise sur LinkedIn. Mais Facebook prend la place centrale. C'est à cet endroit que Geneviève veut que la conversation se réalise et elle a bien positionné l'utilisation de la Page Optiboutiq: <C'est important pour moi d'y aller 90% diffusion versus 10% promotion. Je ne veux pas diminuer le volet promotion, mais l'idée c'est de créer un lien de confiance avec nos clients et prospects, afin d'établir une conversation avec eux, savoir ce qu'ils aiment et ce qu'ils n'aiment pas.>
Elle veut aussi que ce soit un projet d'équipe, c'est-à-dire que le personnel d'Optiboutiq comprenne l'outil, son fonctionnement et comment ils peuvent y collaborer.<J'ai encouragé les gens à faire part de leurs idées et à eux-mêmes partager des informations. Apprendre sur le tas, c'est une bonne façon d'apprendre. Je ne voulais pas que les gens ne fassent que m'envoyer des choses à partager, je voulais qu'ils s'impliquent, qu'ils apprennent l'outil. Bref, je voulais que cette culture s'installe dans l'entreprise.>
Dans cette perspective, elle a pris le temps d'installer un fil RSS sur tous les ordinateurs du bureau. Tout le personnel reçoit automatiquement les mises à jour de la Page. <Tout le monde n'as pas un profil sur Facebook. Pour moi c'était de garder cela le plus simple possible pour tout le monde, tout en ayant du plaisir. Ca s'est fait un peu naturellement.>
Éduquer le personnel sur l'utilisation des médias sociaux, c'est important!
Geneviève a aussi pris le temps d'éduquer l'équipe sur l'utilisation des médias sociaux. <Certaines personnes ne sont pas tout à fait conscientes du fait, qu'une fois qu'on publie, même sur notre profil personnel, on n'a plus le contrôle. J'ai donc pris du temps pour expliquer ces impacts. On peut être tenté de parler de notre journée au travail sur Facebook, mais il faut que les employés comprennent qu'ils sont des ambassadeurs de l'entreprise qu'ils le veulent ou non.>
Faire connaître la Page Facebook, une démarche en soi!
On voudrait tous que nos adeptes descendent du ciel, mais il n'en est pas ainsi. Geneviève a donc proposé différents moyens de faire connaître la Page de l'entreprise. <À chaque achat, on remet une carte postale Facebook avec un code Qr. Tout ce qui est pub dans le Soleil, les événements, on affiche notre logo et notre Page.> De plus, la Publicité Facebook permet d'accroître leur nombre d'adeptes. Selon Geneviève, ça vaut vraiment la peine. <Je pense que pour n'importe quelle petite entreprise, ça vaut la peine, Ça coûte rien comparativement à ce que coûte la publicité écrite. On a la possibilité de cibler notre vraie publique, celui qui nous intéresse vraiment. L'outil était très convivial et simple à utiliser.>
Les belles surprises du patron: Rallier ses passions à l'animation de réseaux sociaux!
Un des défis d'intégrer les réseaux sociaux, c'est d'y trouver du plaisir. Comme toute chose dans la vie, si on agit à contre-coeur, c'est plus lourd. Par contre, si on adore ce que l'on fait, cela facilite tellement la chose. Avec Facebook, Mme Ross a vite réalisé qu'elle serait en mesure de rallier sa passion pour la photo avec l'animation de sa Page.
<J'ai toute de suite eu la réflexion que j'allais pouvoir utiliser ma passion pour la photo pour alimenter ma Page Facebook. Donc, quand je visite des shows à Milan ou à Paris, ou à New York, je crée ce que j'appelle des 'street style'. Par exemple, récemment j'ai pu assister au défilé de mode de Michael Kors à New York, j'ai pris des photos. Ce n'est pas nécessairement toujours liée à la lunette, mais à la mode et aux nouvelles tendances. Il m'arrive de croiser des gens qui ont des styles très particuliers et je leur demande si je peux les prendre en photo et mettre la photo sur ma page Facebook. Récemment, j'ai pris une photo de deux jeunes blogueurs professionnels et ils m'ont dit qu'ils faisaient ça eux aussi.>
Ces photos permettent aussi de faire valoir les contributions sociales de l'entreprise. Lors d'un événement bénéfice organisé par Fauteuil pour Deux, <J'ai pu prendre des photos avec Marie Laberge et Jean-Claude Poitras. J'ai parlé de cette soirée qui était fait au profit d'une Fondation. Mes clients ont pu être sensibilisé à cette oeuvre là. C'est une façon de s'entraider entre commerçants et organisations. >
La question qui tue? Êtes-vous satisfaite des résultats?
Pour Mme Ross, la réponse vient facilement. Oui, grâce aux réseaux sociaux, ils ont obtenu de nouveaux clients. Dans un cas, un nouvel adepte de la Page a parlé en termes très élogieux de l'entreprise à ces 2000 amis Facebook. Que c'est le beau le pouvoir viral des réseaux sociaux!
<Je suis très satisfaite de mes choix. Cela m'a vraiment ouvert à une nouvelle façon de faire. Comme petite entreprise, je n'aurais pas pu garder une ressource comme Geneviève de façon permanente. Elle a eu des mandats très précis. Je suis très satisfaite d'avoir investi dans ce projet pour un an. Maintenant, nous avons ce dont nous avons besoin pour assurer notre place sur le Web.>
Je félicite Geneviève Sorel pour l'excellent travail qu'elle a réalisé. Depuis son mandat, elle occupe un poste de coordonnatrice chez Capital Image, une agence de communications.
Comment Catherine Morissette a su marier trois passions: droit, TI et médias sociaux!
Un jour en 2009, Catherine Morissette est devenue CatAvocate sur Twitter. Sans le savoir, et sans trop d’attentes, cette identité virtuelle lui a permis de bâtir sa réputation en tant qu’avocate au service des entreprises spécialisées en technologie de l’information et de poursuivre sa mission de vulgariser le droit pour le commun des mortels. Aujourd’hui, près de 75% de sa clientèle d’affaires lui provient directement de sa présence web, notamment par le biais de Twitter. Qui aurait pu prédire un tel résultat pour une avocate qui retournait à la profession après un congé de maternité et un passage en politique provinciale? Cela prouve la théorie, on peut tous être gagnant en faisant un bon usage des médias sociaux!
VÉTIQ (Voix des entrepreneurs en TI de Québec).> La VETIQ est un organisme à but non lucratif dynamique qui organise beaucoup d'activités qui permettent aux gens de se réunir. Ils organisent un Startup Camp, un WebCamp, et d'autres activités.. Elle a même eu des clients via Twitter qu’elle n’a pas encore rencontré en personne!
Louis Masson, est très sensibilisé aux Médias sociaux, au web. Le DG du barreau à son blogue. Il se passe quelque chose, même si c'est timide. Certains avocats ont des réserves quant à l’idée d'émettre des opinions juridiques sur le web, ce que j'essais toujours d'éviter de faire moi-même. Il ne faut pas aller trop loin dans des analyses lorsqu'on n’a pas tous les faits dans les mains. <De façon générale, je suis capable de dire, voici ce que dit la loi. Est-ce que cela s'applique à votre situation? Je ne peux pas vous le dire. Je me protège comme dans n'importe quelle situation que ce soit la radio, la télé ou autre. Il faut être prudent, des fois c'est frustrant. Mais on a des obligations professionnelles. >
Lévesque Lavoie avec pour mandat de recréer ce que elle a fait pour elle-même à l’échelle du cabinet. Grâce à elle, Lévesque Lavoie a maintenant un site et
un blogue Wordpress, Page Facebook, un profil d'entreprise sur LinkedIn, un compte Twitter @levesquelavoie. Ce contexte est idéal pour Catherine, comme elle ne plaide pas, elle peut référer ses clients à ses collègues. <C'est le fun de pouvoir partager avec les collègues. J'ai le goût de faire du web tout en étant avocate. Le projet fait l'affaire de tout le monde. C'est une super gang ici.>
*Un article dans le Journal Le Soleil l’avait un peu nommé l'avocate 2.0 de Québec et cela a vraiment été presqu'un titre honorifique pour elle. Elle en a été très touchée. Aujourd’hui, elle est régulièrement sollicitée pour commenter l’actualité juridique en lien avec le web. Félicitations Catherine!
Tuango, ça se joue à deux: Le cas de Mandala Spa Urbain!
Les sites de groupes d'achat pullulent: Groupon, Tuango, Livingsocial, et ce n'est que le début. Cela me rappelle l'engouement des années 80 pour les livres à coupon qu'on achetait à 75$. Est-ce que cette option à rabais est à recommander aux petites entreprises? Cette question me chicote beaucoup. J'ai donc pris les devants et j'ai été rencontré la propriétaire de Mandala Spa Urbain qui a vécu l'expérience avec Tuango. Martine Bilodeau, une femme d'affaires très avisée m'en a appris beaucoup sur les avantages et les inconvénients de s'y adonner. Je l'en remercie beaucoup.
Vous remarquerez que les Tuango de ce monde font beaucoup la promotion des offres pour les soins personnels: coiffure, massage, soins esthétiques. Ce sont des services populaires et faciles à vendre. Qui ne veut pas d'un bon massage à moitié prix! En fait, comme le signale Martine, <ils n'ont pas voulu accepter l'offre que je voulais proposer, soit un forfait de 14 traitements pour un bain ionique. Faut que l'offre soit propice à l'achat impulsif, que le client ne se pose pas de question et qu'il achète sur le coup>.
Il ne faut pas se leurrer, l'objectif de Tuango et des autres est de réaliser un maximum de ventes. Ils cherchent les meilleurs clients pour eux. Mais Martine a su tenir son bout et elle a bien négocié son offre.
Une offre Tuango est une dépense publicitaire et non une source de revenu!
Mandala Spa Urbain avait choisi de proposer une offre pour la St-Valentin, un forfait duo d'amoureux très original. Un total de 444 forfaits ont été vendus en 24 heures, donc un potentiel de 888 nouveaux clients. En général, pour qu'une offre soit acceptée, l'entreprise doit proposer un rabais de 50% au minimum. De ce montant les sites de groupes d'achat empochent 50% de commission ce qui veut dire que le fournisseur de service ne fait que 25%. Bref, pour une offre de 100$, le client va payer 50$, Tuango prendra au moins 25$ et le commerçant l'autre 25$. (voir article sur les offres à rabais deJulien Brault du Journal les Affaires ). Donc, on ne fait pas d'argent. Il faut voir ce projet davantage comme une dépense de type publicitaire. Ce qu'il faut éviter, c'est de perdre de l'argent!
Bien se préparer à recevoir le nouvel afflux de clients est critique!
Il faut se préparer à l'avance avant de lancer l'offre car il faut pouvoir l'honorer. Comme l'a découvert Martine, beaucoup de gens prennent des rendez-vous dès les premières semaines. <J'ai été obligé d'embaucher quelqu'un pour prendre des rendez-vous les trois premiers jours à 12 heures par jour. Les messages s'accumulaient dans la boîte vocale. On n'était pas prêtes à ça. On ne faisait qu'appeler et répondre au téléphone. > Le conseil est lancé, préparez-vous à l'achalandage et à la prise de rendez-vous!
Préparer son personnel est un aspect important!
Avant de passer à l'action, Martine a discuté du projet avec son équipe. <J'ai pris un arrangement avec mon personnel concernant les forfaits. Tout le monde participe à l'effort dans un sens. Ils travaillent plus, donc tout le monde est gagnant.>
Gare aux conditions! Forfaits sans limite souvent requis.
Selon Martine, <si tu calcules bien tes affaires, tu ne perdras pas d'argent.> Il faut voir à sa capacité d'accueil d'un nouvel afflux de clients. < Dans un endroit comme ici avec trois salles de massage et 5 massothérapeutes, je ne peux pas me permettre de prendre dix clients 'Tuango' un vendredi, parce que je n'ai ni l'espace ni les ressources>. Les promotions sont d'une durée d'un an, et il faut prévoir la gestion de cet achalandage. Il faut aussi garder le souci pour sa clientèle régulière. Les clients à la recherche d'offre à rabais ne sont pas les plus fidèles. (Voir dossier de Ivor Tussel du Globe&Mail à cet effet).
<Tuango ne voulait pas que je mette de limites. J'ai croisé les doigts pour que ça n'aille pas au delà du nombre que je m'étais fixé. Faut bien planifier nos choses. Je m'étais dit que je ne pourrais recevoir plus de 50% de la clientèle Tuango afin de pouvoir garder de la place pour ma clientèle régulière, donc celle qui paie.> Pourriez-vous survivre à un afflut monstre de nouveaux clients qui ne vous rapportent pas?
Les avantages du forfait: un achalandage bienvenu en saison tranquille et plus encore!
Même si elle n'a pas vraiment fait d'argent avec Tuango, Martine a su tirer plusieurs avantages de cette expérience, dont:
- Garder son personnel actif en saison tranquille: <Pour mes massothérapeutes, ça été le fun. Elles ont été très occupées et ont eu un plein salaire. J'ai pas fait d'argent, mais je n'en ai pas perdu. >
- Apprendre sa capacité à gérer l'afflux: <Comme entrepreneure, j'ai des ambitions et des objectifs de croissance pour mon spa. L'expérience m'a fait voir qu'on était pas prêtes encore pour une croissance importante à ce moment-ci. J'ai pu faire une analyse de la situation et faire certains constats d'affaire intéressants. J'ai vu des choses à améliorer, à ajuster sans avoir eu à payer un consultant pour me le faire comprendre. >
- Former mon personnel moins expérimenté: <J'ai aussi profité de l'occasion pour engager une nouvelle massothérapeute qui sortait de l'école. Avec le forfait duo, cela lui permet de faire des masssages toujours en présence d'une personne expérimentée. Donc elle apprend beaucoup plus rapidement. >
- Augmenter la notoriété de l'entreprise: <Je sais que des gens nous ont remarqués. Certains clients et des gens du quartier mentionnent qu'ils nous ont vu sur Tuango>.
- La nouvelle clientèle peut être fidélisée moyennant des efforts:< Il y a beaucoup de clients qui ne reviendront pas. mais il y en a qui ont aimé nos services. Notre offre est originale. Je commence à avoir des retours. On créé des incitatifs pour leur prochain rendez-vous qu'ils devront payer à plein prix.>
Des offres à rabais peuvent-ils nuire à votre image de marque, à votre entreprise?
Il ne faut pas oublier sa clientèle régulière et il ne faut surtout pas la perdre. Martine m'a relaté le cas de deux entreprises qui ont connu une mauvaise expérience avec les groupes d'achat. Un mauvais service, une offre qui n'est pas bien rendue, tous ces aspects sont sous plus grande surveillance. Un afflux de clients peut générer des remarques négatives sur les sites de recommandations. N'oubliez pas une réputation ça se fait au fil des ans, mais peut se défaire très rapidement.
- <Un spa dans la région de Montréal avait demandé une limite au nombre de forfaits vendus, mais elle n'a pas été respectée. Ils se sont retrouvés avec 1600 forfaits vendus. Ils ont fait un gros coup d'argent sur le coup, mais ils ont perdu des clients réguliers parce qu'ils ne pouvaient pas les accueillir. Ils ont dû prendre des décisions d'affaires très difficiles et se délaisser de certains services en esthétique.>
- <L'autre exemple, c'est un resto. Ils ont vendu beaucoup beaucoup dans la première année, mais si tu n'as pas les reins solides financièrement, si tu remplis ta place avec ce type de clientèle là, tu n'as plus d'argent pour ton fond de roulement et c'est un an après que tu as le contre-coup.>
Les effets pervers d'une notoriété via les groupes d'achat tel Tuango!
Suite à Tuango, il y a un paquet de requins qui s'est présenté chez Mandala. <J'ai des dizaines d'appels par semaine pour me solliciter à joindre d'autres sites d'achats, des gros comme des petits. C'est comme si j'avais mis mon numéro de téléphone qui invite les gens à me déranger. J'ai aussi plein d'appels d'entreprises qui veulent devenir mes fournisseurs. Ils voient que tu es actif, et donc ils t'appellent. Je trouve cela hyper désagréable.>
Il y a des éléments de l'offre qui ne sont pas clairs. Par exemple, comment gérer les taxes qui découlent de ces offres. Comment remettre ces éléments sur le plan comptable et effectuer la remise au gouvernement. Ces aspects ne sont pas bien expliqués. Martine devra consulter son comptable pour s'assurer de bien gérer le tout.
Conclusion: une expérience intéressante, mais…..
Martine ne regrette pas son expérience avec Tuango. Elle se retrouve maintenant avec 888 nouveaux clients à fidéliser. Elle considère qu'elle a eu un bon service de la compagnie qui peut bien desservir une clientèle francophone comparativement à d'autres (qualité du français,etc). Voudrait-elle refaire l'expérience? Elle n'écarte pas cette option. Mais pour l'instant, elle préfère mettre des efforts sur le développement de sa présence web. Elle a déjà un très beau site WordPress avec un blogue qui attend d'être nourri. Elle a été très bien conseillée à ce niveau par Yannick Bélanger de chez Id Fix Communication. Elle a une Page Facebook dont elle se sert pour proposer ses propres offres à ses adeptes. Elle a déjà plein d'idées sur comment elle va intégrer d'autres réseaux sociaux tel Youtube, etc. Elle est tout à fait consciente des efforts à mettre pour bâtir sa communauté sur le web, et voit les opportunités qui s'en dégagent.
J'ai tout à fait confiance en Mandala Spa Urbain. Ce sont des femmes professionnelles qui travaillent fort et qui veulent réussir. Surtout, elles n'ont pas peur d'aller vers les nouveaux médias pour se faire connaître. Bravo à Martine et longue vie à son spa!
Connaissez-vous des entreprises qui ont su profité des groupes d'achat de la bonne façon? Faites m'en part!
Lili-Les-Bains prend sa place sur les réseaux sociaux
Lili-Les-Bains, c'est Louise Daoust, une femme d'affaires aguerrie qui a créé une entreprise de maillots de bain et des vêtements de croisière faits sur mesure il y a 18 ans. Louise a plongé dans l'univers du Web social pour y prendre sa place. Son but, continuer d'approfondir sa relation avec sa clientèle et accroître son rayonnement. J'ai rencontré Louise à St-Lambert dans son studio. On y est entouré de beaux tissus et traité aux petits oignons.
La présence web de Louise et de Lili se résume à ceci: Une Page Facebook pour Lili, un profil personnel pour Louise et ses nombreuses amies (et amis). Un compte Flickr pour y faire voir les belles créations, un compte Twitter. Elle est aussi sur StumbleUpon <J'adore. C'est comme si je surfais sur 1000 vagues en même temps. Ça m'inspire pour mon blogue.> Elle aura aussi sous peu un compte sur YouTube>. Récemment, elle a créé un beau blogue WordPress qu'elle a rattaché à son site web.>
Un blogue WordPress crée un nouvel achalandage!
< Lili-les-Bains est sur le Web depuis 2000. Le blogue a été pour moi la plus grande surprise. Je pensais que j'allais parler seule pendant des mois. Et c'est le contraire. Ça a été extrêmement rapide. En comparant mes deux sites, je suis à 281% d'augmentation sur mon blogue. Déjà, je vois que les gens passent autant de temps sur mon blogue que sur le site.>
Je lui ai demandé pourquoi elle avait choisi WordPress: <Je voulais travailler avec Philippe Martin>. Propriétaire de la Fabrique de blogues et très impliqué dans la communauté web montréalaise, Philippe Martin, c'est le champion <mixeur de liens>. Il diffuse beaucoup de contenus via Facebook notamment.
Parmi ses autres ressources professionnelles qu'elle utilise pour continuer sa progression sur le Web, il y a Michelle Blanc. <Ce que j'aime avec Michelle, c'est qu'il n'y a pas de bullshit. Elle m'a aidée à plusieurs niveaux. Comment positionner mes titres, au niveau du contenu pour mon blogue, etc. C'est Michelle qui m'a dit de créer ma catégorie <parce que ça me tente'>. C'est important de ne pas toujours parler de business.>
Facebook, pour y découvrir une clientèle plus jeune?
Au Québec, beaucoup de gens ont un compte Facebook. On ne peut jamais deviner qui s'intéressera à nous. <Ce que ça m'a apporté Facebook, c'est une clientèle plus jeune, les nouvelles mamans. Twitter, mes clients n'y sont pas. Quand j'ai commencé en 2007-08, il n'y avait personne sur Facebook. Tranquillement pas vite, les stylistes sont venus. Puis là tout le monde est là. J'ai créé une page Lili-Les-Bains. J'y mets plein de photos et mes articles s'y ajoutent automatiquement grâce à mon fil RSS. >
La conversation se passe parfois beaucoup plus sur Facebook que sur un blogue
Facebook permet une intimité nouvelle avec sa clientèle. Louise a découvert que des monsieurs aimaient sa Page. Voici un message d'un adepte: <Voilà bien un endroit qui tient à coeur, le bien-être de toutes les femmes sans les juger>. Je pense que Louise a raison de dire que les gens n'écriront pas ce type de commentaires sur un blogue. Mais avec Facebook, ça marche. Je constate que la conversation se transfère sur la Page Facebook versus le blogue. Que ce soit dans le domaine de la restauration, des boutiques alimentaires et al, je le remarque de plus en plus. (Voir les pages de Boutique Point G, JoeBeef ). Je pense que cela est une progression naturelle pour les petites entreprises, mais tous ne sont pas d'accord avec moi (réf: Michelle Blanc, Pourquoi Facebook c'est de la marde dans un contexte d'affaires).
Conseils aux petites entreprises de Louise!
Je rencontre des petites entreprises toutes les semaines. Leurs principales objections: la peur des commentaires négatifs, les ressources requises pour faire la transition et le manque de temps. Voici ce que pense Louise de tout ça!
Comment gérer les commentaires négatifs? L'objection est une opportunité!
<Quand on a une objection, cela nous donne l'occasion de donner de l'information à bien plus de monde. Si quelqu'un me questionne sur mes prix, ben la réponse est diffusée à un plus grand public d'un seul coup. Il faut expliquer les choses aux gens. J'en ai eu des commentaires du genre. Cela m'a donné l'opportunité de parler de la qualité de mes produits.>
Bâtir sa présence web demande quand même un peu de courage. C'est normal d'avoir peur. Mais par défaut, un petit entrepreneur n'est-il pas courageux? <Au début, j'avais peur. On a tous des peurs. Si on est géré par ses peurs, on va nulle part. Les petits entrepreneurs, c'est nous le moteur de l'économie. J'en vois plein de belles petites boutiques, des chocolateries super cute, elles ne sont nulle part. Je leur dis, moi je peux passer devant ta boutique parce je suis là, mais la madame de Outremont qui pourrait s'intéresser à tes produits, elle ne les voit pas.>
Les ressources requises : qui risque rien n'a rien!
Pour amener du changement, il faut changer des choses. Du changement, il en aura tout le temps. Louise me le rappelle bien. <Dans les années 80, c'était les fax, puis les sites web. Aujourd'hui c'est la vague des médias sociaux. Les TPE sont tellement sollicitées, mais elles ne comprennent pas. Allume, tu vas passer à côté. >
Beaucoup de petites entreprises continuent d'investir dans les médias traditionnels sans connaître leur retour sur investissement. Pourquoi ne pas essayer les nouveaux médias et voir ce que l'on peut y obtenir? On peut aussi revoir ses postes budgétaires. Louise a fait ce choix. <J'ai décidé de couper dans la pub. Je travaille avec Facebook et le Web maintenant. Le plaisir que j'ai à faire découvrir mes créations est énorme. Ça marche. J'ai aussi décidé d'investir afin de pouvoir faire moi-même mes propres photos. Il y a moyen de moyenner. Si tu ne l'essaies pas, tu ne le sauras pas. Elles pensent que ça coûtent cher, mais elles dépensent des sommes folles dans des Hebdos que les gens jettent aux poubelles. >
Le temps dédié aux médias sociaux, faites en une partie de plaisir et non une corvée!
Louise considère que le temps passé sur les réseaux sociaux en vaut la peine. Elle y consacre en moyenne 3 heures par jour. Elle fait des recherches de tout genre dans le but de trouver des contenus d'intérêts pour sa clientèle Elle parle de tout, les voyages, les bateaux de croisière, des lieux à visiter, enfin, tout ce que peut plaire à sa clientèle. <Le temps, oui, il faut en mettre. Il faut que ça devienne un plaisir et non une corvée>.
Voilà pour de bons conseils d'après moi. J'ai beaucoup apprécié mon entretien avec Louise Daoust. Je suis convaincue que la place qu'elle occupe sur le Web va continuer de s'accroître. Elle en est qu'au début de son rayonnement. Que pensez-vous de ses conseils aux petites entreprises?





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