Kréavie est une jeune entreprise connue des foodies (ie 2capricieux) de Montréal. At Home with Kim Vallée y a fait mention plusieurs fois. Pour ma part, c'est Diane Bourque qui m'a filé l'hyperlien pour référence dans le contexte de mes chroniques PME Web 2.0. L'entreprise m'a toute de suite intéressée, une entreprise fondée par une femme, n'ayant pas [...]
Avec ou sans Pages Jaunes svp?
Les Pages Jaunes et le Weblocal, est-ce que ce sont de bonnes options pour les petites entreprises? En coaching, on me demande souvent des conseils à ce sujet, surtout sur les Pages Jaunes et je le fais de la façon suivante. Les premières questions que je leur pose sont : Quel forfait avez-vous pris? Combien payez-vous? Et [...]
Emeline et Annabelle, atelier couture style 2.0
Emeline et Annabelle sont propriétaires d'un atelier de couture dans NDG, premier du genre à Montréal. Un atelier qui travaille aussi très bien le Web 2.0! Ouvert depuis avril 2010, la petite boutique offre des cours de couture et des tissus. On peut également y louer des machines à coudre à l'heure. Quand j’ai interviewé [...]
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Personal branding et recrutement, des mots qui animent Matthieu Degenève
L'OEil du Recruteur, c'est un site web créé par Matthieu Degenève par passion pour sa profession de recruteur. Il travaille à titre de conseiller, acquisition de talents avec une compagnie d'ingénierie de renom, CIMA+, et il bénéficie de toute la latitude nécessaire pour le développement de son image de marque professionnelle. Il travaille là depuis plus d'un an. J'ai rencontré Matthieu au Web2Biz et j'ai été très impressionnée par son enthousiasme pour les médias sociaux. J'ai donc voulu l'interviewer pour lui parler de personal branding. Vous verrez à la lecture de ce billet comment le marketing de soi peut servir tant l'entreprise que l'individu.
Un blogue qui appuie son personal branding
En janvier 2012, Matthieu tombe sur un article publié sur un site français portant sur le RH 2.0. Cet article faisait état des blogues sur l'empoi au Québec. Le grand constat était qu'il n'y en avait pas beaucoup. Cela a donc été l'élément déclencheur chez Matthieu. Il s'est donc lancé 'un peu naivement' dans la publication d'un blogue. De là, le concept a évolué.
<J'ai commencé à publier tranquillement des articles sur le recrutement en janvier 2012. C'était avant d'être embauché chez CIMA+ et j'ai connu assez rapidement un petit succès, ce qui m'a bien sûr encouragé à continuer. Quand j'ai passé mon entrevue d'embauche chez CIMA+, ils m'ont dit qu'ils avaient remarqué que j'avais un blogue. Je crois que le fait d'avoir une présence a joué en ma faveur. J'avais eu une expérience tout à fait à l'opposé avec une autre entreprise lors d'une entrevue. On m'avait beaucoup challengé par rapport à cette situation. On voulait savoir comment il est possible de concilier les deux, question loyauté et tout. On n'était pas du tout réceptif, alors que chez CIMA+, on a beaucoup apprécié l'idée que je sois à l'écoute des candidats et que je publie sur le sujet. Il est primordial pour moi que mon employeur soit enthousiaste par rapport aux médias sociaux et non réfractaire>.
Son employeur est tout à fait au fait de la situation. <En terme de consignes, je crois que tant qu'il n'y a pas d'abus, il n'y a pas de problème>. Le fait que Matthieu ait une présence web assez marquée est un avantage pour son employeur. Cela lui permet de faire rayonner l'entreprise partout, de par son initiative personnelle. Sur son blogue, Matthieu garde son lien avec l'entreprise de façon très discrète. Cela ne l'empêche aucunement d'être un employé à part entière.
Le personal branding est-il un facteur dans le recrutement?
On peut comprendre d'emblée que pour certains postes, le fait d'avoir une présence sur le web peut jouer un rôle. Par exemple, les gens qui travaillent en marketing ou en communication. Pour Matthieu, à titre de recruteur, il pense que <le fait d'avoir une présence web dynamique peut identifier quelqu'un comme un leader dans son secteur d'activités. Par exemple, quelqu'un qui fait du design assisté par ordinateur et qui a un blogue. On pourrait possiblement facilement s'imaginer que cet individu est un leader dans son domaine. Ce n'est pas le seul critère, mais cela peut entrer dans l'équation.>
Une présence web, c'est avant tout interprété comme de la passion. C'est le signe que la personne en fait plus que ce que le métier demande. Quand on blogue ou qu'on parle de notre métier avec passion, c'est assez vendeur. Car la passion ça se transpose en performance. Tu mets les bouchées doubles. C'est sûr que c'est un atout quand je tombe sur quelqu'un qui a une présence web, mais ce n'est pas un pré-requis.>
LinkedIn comme outil pour le marketing de soi
Les candidatures ne sont pas systématiquement examinées en regard des médias sociaux. Par contre, si le candidat provient directement de LinkedIn, il se peut que l'on remarque des choses. D'après Matthieu, LinkedIn est un peu sous-utilisé en ingénierie. Ça tourne probablement autour de 30%, peut-être plus chez CIMA+. Cela augmente de plus en plus. Selon lui, les recruteurs n'ont pas le temps d'aller valider si les candidats ont un profil LinkedIn ou non. S'ils ont profil, c'est un plus à certains égards, mais l'important pour Matthieu, c'est de saisir toutes les opportunités et celles-ci ne sont pas toutes liées à l'existence d'un profil LinkedIn. Tous les ingénieurs ne sont pas sur LinkedIn, c'est un fait. Parfois, on se sert de LinkedIn pour valider certaines informations sur les candidats qui ne sont peut-être pas claires dans le cv ou encore par curiosité lorsque le processus de recrutement est plus avancé. <Des fois, on peut faire une sorte de pre-screening en fin de piste en allant voir les profils, mais ce n'est pas fait systématiquement.>
Le personal branding, un concept qui évolue auprès des dirigeants?
Les dirigeants se posent de plus en plus de questions par rapport aux réseaux sociaux et notamment sur LinkedIn. Certains sont davantage portés à les craindre. On a un peu peur que les employés soient sollicités par des compétiteurs. D'où l'importance de bien expliquer aux gestionnaires le rôle que peut occuper l'employé sur les réseaux sociaux en devenant ambassadeur de la marque, en étant le porte-étendard de sorte à attirer vers l'entreprise des candidats de marque. C'est un peu l'envers de la médaille pour ne pas dire le verre à moitié plein.
<Les gestionnaires veulent que leurs employés soient présents parce qu'on veut qu'ils participent au branding de l'entreprise. Plus il y en a qui parle de l'entreprise, mieux c'est. Plus on fait connaître l'entreprise, plus on recrute de meilleurs candidats. On le voit, les gestionnaires entendent de plus en plus parler de LinkedIn et ils demandent à être informés et formés sur l'outil. Ils sont de plus en plus au fait de ce qui se passe.>
Mais est-ce que les gestionnaires sont prêts à laisser leur employé développer de façon autonome une présence professionnelle sur le web? Peuvent-ils les en empêcher? Je pense que les gestionnaires doivent comprendre que le personal branding peut servir les deux. J'espère qu'ils comprendront aussi que parmi les candidats les plus intéressants, on risque de trouver des individus qui participent au web social. Leur enlever cette forme d'expression risque de les éloigner. Matthieu avoue qu'il ne pourrait pas travailler avec un employeur qui lui impose des restrictions à cet effet. <Je viens avec un blogue!>.
Le marketing de soi est bénéfique pour l'entreprise
Devant une dynamique où l'employé veut participer au web social, la solution est simple. C'est la transparence. Comme Matthieu le souligne si bien: <je suis transparent avec mon employeur par rapport à mon blogue. Il a toujours l'heure juste avec moi et il sait que je ne lui joue pas dans le dos. Je parle de mon blogue au travail et je cherche à intéresser mes collègues lorsque c'est opportun. Je ne veux pas leur imposer, mais c'est important pour moi de leur en parler. Ils deviennent peu à peu mes ambassadeurs. Certains de mes collègues, s'ils entendent parler que des gens cherchent un emploi, ils les réfèrent à mon blogue. C'est ouvert et je veux le garder ainsi. C'est l'approche à préconiser la transparence.>
Un des aspects que Matthieu me faisait valoir en lien avec sa profession est que le recruteur est devenu une sorte de gestionnaire de communauté. On peut faire des rapprochements dans ce sens. Un recruteur se doit d'être sur LinkedIn, voir même sur Viadéo et certains réseaux plus spécialisés . Un gestionnaire de communauté web va plus facilement se trouver des clients s'il a déjà une communauté. La communauté, c'est la preuve qu'il est capable de le faire. Les recruteurs ont des profils similaires. Ils créent des communautés de candidats, circulent dans l'univers du recrutement. Ils bâtissent des communautés qui servent à établir des bases de données de candidats pour l'employeur.
<Un vrai gestionnaire va mousser le contenu de son entreprise et aller chercher du contenu ailleurs. Pour moi, c'est beaucoup LinkedIn. J'ai déjà géré un groupe sur LinkedIn alors que j'étais à l'emploi d'Astral. Astral cherchait quelqu'un qui connaissait cela. On a réussi à bâtir un groupe Emploi Astral Job qui avait près de 1000 membres en quelques semaines. On s'en servait pour afficher des postes. Les nouvelles approches en recrutement passent beaucoup par les réseaux sociaux, notamment par LinkedIn. On y fait de la recherche et on affiche des postes. > C'est une recherche de candidats passifs dans le sens où on va s'informer sur certains individus qui ont des qualités que l'on recherche versus la recherche active qui est plutôt accès sur l'affichage de poste. Dans la recherche passive, les individus ne sont pas nécessairement à la recherche d'emploi.
Le personal branding, ça donne quoi?
Avec tout ce temps et ces énergies consacrés aux réseaux sociaux, quel est le retour? Pour Matthieu, c'est l'aspect humain qui prime. <Ce sont surtout les rencontres personnelles, les amitiés nouvelles que je me suis faites. C'est bien le fun les médias, mais si cela ne se transpose pas dans la vie réelle, ça ces limites et ça ne demeure que du numérique. Pour moi, ma présence m'a permis de faire des rencontres extraordinaires et des contacts nouveaux avec d'autres recruteurs avec qui j'échange. J'ai même développé des amitiés sincères avec des chercheurs d'emploi. L'aspect humain, c'est le numéro un qui ressort de cet investissement de temps.>
Puis, il y a l'aspect employabilité. <Les gens savent ce que je fais. Cela me positionne comme chef de file par rapport à ma profession.>
Finalement, pour Matthieu, c'est aussi le fait de pouvoir réintégrer le monde des communications.<Le fait d'avoir un blogue et être présent sur les réseaux sociaux me permet de faire donner de la visibilité à d'autres, d'appuyer d'autres entreprises. Cela m'apporte beaucoup personnellement de pouvoir encourager des startups du Québec. (neuvoo, WeSeekYou, Espressojobs et HerdWisdom). Je suis content de pouvoir faire cela.> Le site OEil du Recruteur est aussi de plus en plus rentable, faut bien le mentionner à quelque part.
Voici d'autres articles que j'ai écrits sur le Personal Branding
Personal Branding version Fabrice Calando
Le Personal Branding, dois-je vraiment?
Voici des profils de professionnels qui ont développé leur personal branding à leur façon!
AppleCheeks, une entreprise québécoise qui vibre au rythme de sa communauté web.
AppleCheeks est une petite entreprise québécoise située à Lachine qui confectionne des couches pour bébés écologiques réutilisables. J'ai rencontré une des co-propriétaires Amy récemment alors que je participais à une soirée Gala organisée par le Small Business Support Network qui couronnait le gagnant d'un concours 'I Love my SBSN'. L'entreprise était finaliste et avait de bonnes chances de l'emporter. (Pour connaître le gagnant, cliquer ici et ici pour connaître le CEDEC qui a organisé l'événement).
Le sociofinancement, quand la foule y met de son pécule!
Véronique Lecours connaît très bien Facebook. Je me suis d'ailleurs servi de sa Page Facebook Biscuits Sug'art à titre d'exemple dans mes formations pour démontrer comment faire une bonne utilisation des images sur Facebook. Je l'ai rencontré récemment 'en personne' au EcommerceCamp. Jeune femme dynamique, elle m'y annonce qu'elle va lancer bientôt une nouvelle entreprise, Crème et Cassonnade, qu'elle a mis sur pied en collaboration avec Véronique St-Pierre et Rose Madeleine. Cette boutique en ligne proposera des objets de tout genre sur le thème de la pâtisserie. Tous les produits (je crois) sont créés par des artisans du Québec. Cette semaine, elle a communiqué avec moi pour me parler de leur démarche de Sociofinancement via Haricot.ca. Quel beau thème pour moi. J'ai donc choisi d'écrire ce billet.
Sociofinancement, c'est l'appellation française de crowdfunding. Le concept est assez simple. Il s'agit tout simplement d'aller chercher du financement par le biais de la 'foule'. La foule, c'est monsieur et madame tout le monde qui choisit d'appuyer un projet qui lui tient à coeur. On parle aussi de financement communautaire, de financement participatif. Crowdfunding est le mot plus connu et le plus évocateur pour moi. Cela est sûrement dû à ma personnalité hybride (Acadienne – Chiac). Grâce au web, cette collecte de fonds se fait par le biais de plateforme conçue spécifiquement pour ce genre de transactions. Au Canada, il y a présentement 17 plateformes de sociofinancement. Aux États-Unis, il y en a près de 200.
Aux États-Unis, il y a eu de nombreux projets dont certains ont suscité beaucoup d'intérêts. L'entreprise Pebble Technology est allée recueillir quelques 10 millions $ en 'crowdfunding' pour son projet de montres Pebble. C'est beaucoup de sous, et le projet a été un franc succès. D'ailleurs, selon une étude de Massolution/Crowdsourcing, on évalue à 1,5 milliards de $ ayant servi à financer un million de projets en mode crowdfunding partout dans le monde. Je trouve cela fort impressionnant. Qui sait, peut-être pourrons-nous un jour tous financer des projets qui nous tiennent à coeur. Une école au Mali? Un édifice communautaire? Un petit commerce qui veut innover?
Parmi d'autres projets célèbres, la campagne de financement du Président Obama en 2008 et la collecte de fond pour les sinistrés de Katrina.
Haricots.ca privilégie les projet créatifs, charitables et d'affaires
L'appellation française de crowdsourcing, 'sociofinancement', vient de Audrey Benoît, présidente de Haricot.ca. Haricot.ca est une plateforme de sociofinancement purement québécoise qui a été lancée il y a un an à peine. Le sociofinancement devient souvent une option intéressante à considérer pour différents créateurs ou entrepreneurs après avoir envisagé plusieurs alternatives ou en complément à d'autres initiatives.
D'ailleurs, pour mieux comprendre les différents modèles de financement possibles, voir l'étude de Nordicity. Cette étude explique de façon très élaborée ce qu'est le crowdsourcing. Il y a différentes approches pour le sociofinancement. Des critères et de bonnes pratiques à respecter tant du côté du contributeur que du groupe en quête de financement. Le document est très intéressant à lire.
Si on revient à l'exemple de Véronique, les banques ne voulaient rien savoir de financer un projet de deux jeunes mères de familles. Les programmes gouvernementaux n'offraient rien non plus. <On a investi de nos fonds personnels. On est allées aux banques, et tout ça, mais c'était bien trop compliqué. Du coté des programmes gouvernementaux, ça ne marche pas. On s'est dit, on fait quoi? C'est de là que nous est venue l'idée du sociofinancement.>
On peut tous comprendre que c'est bien beau mettre tout son pécule, mais avoir un petit coup de main externe peut grandement aider… Aujourd'hui à l'ère des médias sociaux et de la publitude, je trouve cette option fort allécheante car en aidant de façon très modeste, on peut peut-être changer bien des choses et contribuer à notre façon à changer le monde. Cela permet aussi de partager un peu le risque et de s'embarquer un peu 'collectivement' dans des projets qui nous tiennent à coeur. J'adore le concept.
Crème et Cassonade ont choisi Haricot spécifiquement parce que c'est Québécois. <Comme ces services ne sont pas gratuits, l'argent revient au Québec. Vu que c'est québécois, ça va aussi en lien avec ce que nous sommes. C'est important pour nous car notre mission est de promouvoir des produits québécois. De plus, leur service est impeccable.>
En faisant un peu de recherche sur le sociofinancement, je suis tombée sur un autre projet québécois LezSpreadTheWorld, qui utilise la plateforme Yoyomolo, une autre compagnie québécoise, pour tenter d'obtenir 15,000$ pour financer un projet de télésérie. Il y en a sûrement d'autres, mais ma recherche s'est terminée là pour l'instant.
Vos petits montants peuvent valloir beaucoup pour des petits entrepreneurs
Trop peu de gens sont conscients de cette nouvelle façon d'investir dans des projets de nature variée qui permettent à des individus comme Véronique de réaliser leurs rêves. Un simple 20$ peut faire beaucoup de différences, surtout quand il y a 100 personnes qui posent tous le geste.
Qu'est-ce que l'investisseur en retire? Qui donne reçoit! C'est aussi la règle du sociofinancement. L'exemple classique, c'est le financement d'un projet d'écriture ou de production musicale. Il va de soit que l'investisseur devrait avoir copie du livre ou du CD. Dans le cas de Crème et Cassonade, on a proposé différents paliers de récompense établis en fonction des montants investis. Un 15$ vous donne droit à un paquet de carte recettes et un lien à votre site. Bien sûr, 100$ vous en donne bien plus.
Donc, si vous avez envie d'aider une petite entreprise à réaliser ces rêves, ou si vous désirez comme organisme ou entrepreneur solliciter un appui financier de cet type, informez-vous sur le sociofinancement. C'est peut-être une bonne option à considérer.
Je tiens à remercier Véronique de son appel qui m'a incité à produire ce billet. En retour, je vous rappelle que pour aider Crème et Cassonade à réaliser son rêve, faites votre don via ce lien.
Connaissez-vous d'autres projets de sociofinancement au Québec? Avez-vous déjà contribué à ce type de projets? Faites-m'en part. Ça m'intéresse de connaître votre expérience.
Site références
Crowdfunding in the Canadian Context, étude réalisé par le Fonds des Médias du Canada. L'étude est disponible en anglais, mais le français sera disponible également.
L’avenir des médias sociaux en 2013 – ma non-réponse donnée à Saint-Eustache!
La Chambre de commerce de Saint-Eustache, Deux-Montagnes, Ste-Marthe-sur-Le-Lac m'a invité à faire une présentation dans le contexte de leur Journée Reconnaissance dont le thème cette année est le 'développement'. On m'a proposé de parler du développement à surveiller au niveau des médias sociaux.
J'ai accepté avec grand plaisir. Quand est venu le temps de me préparer (à quelques jours d'avis), j'ai un peu hésité sur la nature des contenus que je proposerais aux participants, constitués en grande partie de petites entreprises.
J'ai choisi de porter mon contenu sur l'importance de surveiller son propre développement sur le web. Je pense que c'est la question la plus fondamentale à adresser. Plus le temps avance, plus les entreprises prennent du retard. Les choses avancent très vite.
Pour guider mes participants dans cette réflexion, j'ai fait référence à différents contenus. Cet article a pour but de rendre leur accès facile et en profiter pour remercier les créateurs de ces contenus.
Inventaire des contenus diffusés lors de ma présentation du 4 octobre.
Gestion de communauté: exemple du Colossus Laval via lesaffaires.com. (Tempête Facebook pour Cineplex). Quand vous lirez l'article, posez-vous la question, dans quelles paires de souliers voudriez-vous être?
Le Cefrio: NETendances 2012: Tout le monde devrait suivre le Cefrio. Vous verrez bien que tout le monde au Québec, ou pas loin, est sur un ou l'autre des réseaux sociaux.
Frédéric Gonzalo, c'est grâce à lui que j'ai pu donner l'exemple de PeterShankman* et de Mortons. Il en a fait part lors d'une présentation qu'il a fait au CQRHT récemment.
De bons exemples d'entreprises québécoises qui font un travail très innovateur avec les réseaux sociaux HotelboutiqueGermain et La_Vitrine (merci encore au CQRHT).
Stratégie médias sociaux, tableau de Christopher S. Penn . Un tableau qui me permet de bien expliquer de façon succincte ce qu'est une stratégie.
The Future of Social Media publié en avril 2012 par WeAreSocialSingapor, une excellente présentation, bien faite, beaucoup d'éléments de réflexion, d'exemples de tendances. L'exemple de SoLoMo vient de là.
Charlene Li: The Future of Social Media (sur communities.washingtontimes.com ): Une perspective très technique/marketing, mais combien intéressant!
The Psychology of Sharing – New York Times Insight ; Recherche très intéressante sur ce qui nous motive à partager. (Côté recherche marketing en moi aime ce genre de présentation).
*Avis aux participants à ma conférence: Après vérification, M. Shankman n'a pas autant d'abonnés Twitter que suggéré. J'ai dû mal prendre note des informations. Cependant, les participants comprendront l'idée derrière le concept.
Avec des épingles sur Pinterest, on fait quoi?
Voilà déjà un certain temps que Pinterest fait beaucoup parler. Plusieurs de mes clients ont entendu le nom, mais certains me demandent <c'est quoi Pinterest>. J'écris cet article pour répondre à la question. J'ai sollicité le point de vue d'une femme particulièrement adepte et connaissante de Pinterest, Crystelle Chénier. Je l'ai rencontrée au plus récent EcommerceCamp au cours duquel elle a fait une courte présentation sur la Page Pinterest de Café Vrac. J'y ai découvert une femme complètement emballée par Pinterest.
Crystelle n'a vraiment pas le profil de quelqu'un qu'on imaginerait si adepte de la chose. Bachelière en travail social (à deux cours près), elle a aussi un certificat en communication de l'UQAM. Les deux font une belle paire pour quelqu'un qui se passionne de communication sociale. Tout ce qui concerne la santé publique l'intéresse depuis plusieurs années. La e-santé? C'est quand la dernière fois que vous en avez parlé et pourtant c'est très important. Crystelle pourrait vous en apprendre sur le sujet. (De même que Cathy Bazinet pour qui Crystelle a bien de l'estime.)
Elle s'occupe de la présence de Café Vrac sur Pinterest. En raccourci, voici comment elle s'y est prise pour obtenir ce mandat: <J'ai envoyé un tweet . Café Vrac a répondu. Puisque j'aime leur façon de gérer leur développement des affaires, j'ai voulu voir comment je pouvais me joindre à eux de cette façon. Je leur ai proposé de gérer leur Profil sur Pinterest.> 'On veut rester près des gens', voilà un aspect de la philosophie de Café Vrac que Crystelle apprécie, c'est son côté social, engagé. Café Vrac est une entreprise qui vend de très bons cafés en ligne et qui est très connue dans le milieu du web.
Pourquoi Pinterest? Pour faire rayonner sa marque.
Pinterest peut servir à faire les liens avec l'ensemble de votre présence sur le web. Aspect non négligeable s'il y en a. Initialement, le propriétaire de Café Vrac Bruno Lamarche qui connaît très bien le web, ne voyait pas nécessairement la plus-value de parrainer un tel mandat. Mais l'argument d'une vision stratégique de Pinterest face à l'ensemble de sa communauté et la possibilité de joindre un autre type de public a eu gain de cause. <Je leur ai parlé de notoriété et des avantages de se positionner sur Pinterest pour démontrer le rayonnement de la marque Café Vrac, ce genre de choses>.
En fait, Pinterest est un réseau social qui est directement lié à la notion de 'lifestyle' comme on dit si bien aujourd'hui. Il permet donc à ces adeptes de partager leurs intérêts et leurs préférences avec d'autres adaptes qui ont les mêmes goûts. On pense à ceux qui aiment jardiner, faire de la photo, cuisiner, à ceux qui aiment les bijoux, les animaux, bref, ce type d'intérêts et bien d'autres. Le réseau permet de mettre en lien des gens par le biais des choses qu'ils aiment. Ce partage ou interconnexion là se fait avec la fameuse 'Pin'. C'est par la Pin et le Repin qu'on donne de la valeur à quelque chose. Les tableaux ou boards permettent de choisir des thèmatiques auxquels on ajoute les 'Pins'.
Le succès sur Pinterest selon Hubspot viendra dans la mesure où on saura comment nos produits et services se situent dans la dynamique <lifestyle> de notre marché cible. Si vous ne savez pas ce qu'est le 'Lifestyle' aller voir Kim Vallée.
L'exemple de Café Vrac
Café Vrac a choisi de mettre un contenu très diversifié pour les amateurs de café dans le sens du 'lifestlye'. Un contenu dont la provenance est déterminé de façon stratégique. Du côté animation, on ajoue des pins, des tableaux également de façon stratégique. Le tout est planifié afin de <diversifier, partager et animer la conversation et changer l'angle de la conversation.> Un jour, on parle de la graine de café, l'autre de belles tasses ou de biscuits.
Pinterest permet de partager des images et des vidéos que l'on 'épingle' sur des tableaux (boards). On créé des espèces de collection d'images ou vidéos en fonction de thèmes prédéterminés. Les images peuvent être de notre propre crue ou liées à des URL. Les images ont donc une grande importance.
En mode action depuis juillet, Café Vrac a un total de 44 tableaux et ajoute du contenu selon les besoins de la cause. L'approche est de connaître les adeptes afin de pouvoir leur proposer des contenus qui leur plaira et inversement partagé les leur. Il est trop tôt pour dire si cette intégration de Pinterest à sa présence web est 'rentable' pour Café Vrac, mais pour Crystelle, elle sent qu'il y a quelque chose en développement, que les efforts ne sont pas faits en vain.
D’autres avantages de Pinterest pour les entreprises
Tout réseau social nous permet d'être en lien avec notre communauté, voire nos clients dans certains cas. Pinterest le permet en se servant de l'image pour créer ces liens et ces connaissances. C'est facile à utiliser dans ce sens.
Une présence dynamique sur Pinterest pourra avoir un impact sur votre traffic sur le web. C'est un point à considérer notamment si votre site web est le point de conversion (lieu où se déroule une action qu'on souhaite que notre visiteur entreprenne comme procéder à un achat, s'abonner à nos courriels, etc.). La recherche démontre déjà que Pinterest est un des meilleurs à diriger du traffic vers un site, meilleur que Facebook même.
Il y a aussi des influenceurs sur Pinterest donc qui peuvent parler de vous.
Quelques bonnes pratiques sur Pinterest
- Éviter l'autopromotion à outrance et créer un endroit sympathique. <On a décidé de ne pas dire Café Vrac à chaque pin. Laisser la personne découvrir l'univers du café et faire en sorte qu'elle puisse le partager et le découvrir leur univers. > Les 'Pins' concours et les promotions, ça peut attendre des fois.
- Faire une utilisation stratégique de ce réseau dans une vision d'ensemble avec les autres places sur le web (Twitter, Facebook, etc. ). Voir EasyBoxLunches, cette entreprise occupe plusieurs place sur le web. Elle laisse aux Internautes le loisir de choisir son mode préféré pour recevoir l'information.
- Profiter de la facilité de publier par le biais du téléphone intelligent
- Encourager l'échange entre partenaires. Pourquoi une boutique d'accessoires de maison ne mettrait-elle pas en 'Pin' son fleuriste d'à côté?
- Créer le parcours pour vos adeptes pour les mener à la conversion, donc à l'extérieur pour qu'ils y découvrent aussi vos autres facettes.
- Pinterest est un réseau social qui permet de développer une communauté. Donc, choisissez votre contenu en fonction de votre communauté.
Pour conclure, c'est quoi Pinterest?
Pinterest est un réseau à exploiter pour certaines entreprises qui s'apparentent au Lifestyle, du moins pour l'instant c'est ça. On peut donc y tirer son épingle du jeu si on s'y investit avec intelligence et engagement. L'essayer c'est peut-être l'adopter comme dans le cas de Crystelle et Café Vrac, mais pour qu'il rapporte, il faut être présent. Un réseau social est bon et fort si on y est présent. Il faut aussi du contenu à partager, qu'il s'agisse de photos, de vidéos, etc. Si vous n’êtes pas sûr s’il faut choisir d’être sur Pinterest ou non, communiquer avec moi ou d’autres personnes ressources en la matière.
Pour terminer, je tiens à signaler que j'ai vraiment aimé ma discussion avec Crystelle. J'ai surtout hâte de la lire sur les sujets qui la passionnent profondément. J'ai hâte d'apprendre sur la communication sociale, de e-santé, etc. Ce sera sûrement très intéressant.
‘Tout nu sur le web’, je vote pour la publitude!
Jeff Jarvis est un blogueur très influent. Il est l'auteur de 'Tout nu sur le web' (en anglais, Public Parts), un livre que j'ai lu d'un couvert à l'autre dans le temps de le dire et que je consulte encore régulièrement. Ce livre parle du fait que nous vivons des vies de plus en plus 'publiques' grâce au web et que nous devrions commencer à apprécier les grands avantages que cette nouvelle réalité nous apporte.
Il avance même l'hypothèse que notre société vit présentement un changement aussi fondamental que celui que nous avons connu lorsque Guttenberg a inventé l'imprimerie. N'oubliez pas qu'avant Guttentberg, il fallait se déplacer de ville en ville, de bibliothèque en bibilothèque pour lire la seule copie du livre. Imaginez l'impact du fait que beaucoup de gens puissent lire le même livre a eu sur notre capacité d'échanger, de débattre, de développer un esprit critique.
Fabien Major, un conseiller financier champion du personal branding!
Fabien Major est conseiller financier et gestionnaire de portefeuille. Il a son propre cabinet financier Major Gestion Privée. Il est blogueur et chroniqueur en finances personnelles sur Major Blog. Dans une autre vie, il a gravité dans le monde des communications principalement comme animateur de radio, mais aussi à titre de chroniqueur et rédacteur, notamment pour le Magazine Croc et pour CKAC. Il écrivait des textes humoristiques.
Jean Boileau de l’UQO, un homme d’action à suivre sur les médias sociaux!
Jean Boileau est le Directeur des communications et du recrutement pour l'Université du Québec en Outaouais (UQO) depuis 5 ans. Pour moi, il est avant tout un exemple à suivre quant à l'utilisation des médias sociaux dans un contexte professionnel et d'affaires. Il incarne d'après moi le parfait exemple du professionnel qui sait comment allier son 'personal branding' avec le développement de l'image et le rayonnement de l'UQO par le Web. J'ai donc voulu le rencontrer et en savoir plus. J'ai beaucoup apprécié notre entretien. En voici le résumé.









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